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Mobilisation du foncier public : l’ancienne gare de fret de Lille Saint-Sauveur cédée

ActualitésLogement

le 17 Mar 2017

Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, a signé l’acte de cession du site de l’ancienne gare de fret de Lille Saint-Sauveur. Cette opération de cession, considérée par le ministère comme « la plus importante depuis la loi sur la mobilisation du foncier public », doit permettre la création de 2 500 logements, dont un tiers de logements sociaux, dans le centre-ville.

Ce foncier de 23 hectares de friches, appartenant à la SNCF et inutilisé depuis 2003, « aboutira à la création en plein cœur de ville d’un espace à la fois résidentiel, commercial et culturel en développant des activités créatives en lien avec les établissements scientifiques, universitaires et culturels ».

« Cette opération de cession est une opportunité unique d’inventer la ville durable de demain et de renforcer l’attractivité du cœur de la métropole lilloise. Par son ampleur, elle démontre qu’avec une volonté forte et un peu de temps, il y a de bons résultats. Cette mobilisation est un levier essentiel de la politique que nous menons au service du logement abordable. En libérant du foncier constructible en zone dense à prix accessible, elle participe à la relance de la construction qui porte aujourd’hui ses fruits » a déclaré Emmanuelle Cosse.

A noter : en 2016, 105 accords de cession ont été enregistrés, pour un potentiel de 12 000 logements situés essentiellement en zones tendues. Et cinq sites ayant fait l’objet d’un accord de cessionse situent en région Nord, soit 403 logements (dont 272 logements sociaux) qui seront livrés en 2018.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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