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Clameur : nouveau recul des loyers et de la mobilité résidentielle

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le 08 Sep 2017

La baisse des loyers se poursuit, la mobilité est en berne : c’est le constat posé par Clameur, observatoire privé des loyers de marché. Le mouvement de ralentissement n’est pas caractéristique de la situation des grandes zones urbaines et aux périphéries ; elle est, en effet établie dans 61 départements de la métropole.

Inquiétudes du côté de la mobilité résidentielle

La mobilité résidentielle, qui avait faibli dès l’automne, continue de ralentir. Et, pendant l’été — période pourtant traditionnelle de mouvement — cette mobilité affiche, de- puis 2011, un recul dans 9 des 21 régions administratives, de manière plus ou moins prononcée. Elle est ainsi en repli de 2,1% dans le Limousin et en recul plus léger — de l’ordre de -0,3 % — par an en Bourgogne, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Lorraine, Midi-Pyrénées, Picardie et Rhône-Alpes. A l’inverse, cette mobilité résidentielle augmente de manière rapide, à +1 % par an en Auvergne, Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire et Paca.

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Nouveau recul des loyers de marché…

Dans ce contexte, les loyers de marché sont en baisse avec un repli de 0,5 % en glissement annuel enregistré à fin mai et –0,6% à fin août. Les variations diffèrent selon le type de logements. Les studios et 1 pièce, (qui représentent près de 22 % du marché) affichent des loyers en baisse de 0,1 % en glissement annuel ; les loyers des 3 pièces (30 % du marché) baissent de 0,9 % et les loyers des appartements 4 pièces (soit 12 % du marché) ont des loyers en baisse de 1,2 % sur un an glissant. Dans 55,3 % des villes de plus de 10 000 habitants, et dans 64,1 % de celles de plus de 100 000 habitants, les loyers reculent.

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…et baisse de l’effort d’entretien amélioration des logements

Mobilité résidentielle et loyers en baisse conduisent de nombreux propriétaires à ne plus investir dans le logement mis en location. Depuis le début 2017, constate Clameur, cet effort ne concerne plus que 14,2 % des appartements remis sur le marché de la location. Un constat qui n’arrange pas la qualité du parc locatif et en conséquence les conditions de logement des locataires. « Compte tenu du taux de mobilité observé depuis le début de l’année, seuls 4,1% des logements locatifs privés se sont améliorés en 2017 » souligne Clameur, qui relève que « en moyenne, chaque année depuis 1998, cette proportion est de 6,3 % ».

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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