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Clameur : nouveau recul des loyers et de la mobilité résidentielle

- Le - par La rédaction d'immoweek

La baisse des loyers se poursuit, la mobilité est en berne : c’est le constat posé par Clameur, observatoire privé des loyers de marché. Le mouvement de ralentissement n’est pas caractéristique de la situation des grandes zones urbaines et aux périphéries ; elle est, en effet établie dans 61 départements de la métropole.

Inquiétudes du côté de la mobilité résidentielle

La mobilité résidentielle, qui avait faibli dès l’automne, continue de ralentir. Et, pendant l’été — période pourtant traditionnelle de mouvement — cette mobilité affiche, de- puis 2011, un recul dans 9 des 21 régions administratives, de manière plus ou moins prononcée. Elle est ainsi en repli de 2,1% dans le Limousin et en recul plus léger — de l’ordre de -0,3 % — par an en Bourgogne, Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Lorraine, Midi-Pyrénées, Picardie et Rhône-Alpes. A l’inverse, cette mobilité résidentielle augmente de manière rapide, à +1 % par an en Auvergne, Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire et Paca.

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Nouveau recul des loyers de marché…

Dans ce contexte, les loyers de marché sont en baisse avec un repli de 0,5 % en glissement annuel enregistré à fin mai et –0,6% à fin août. Les variations diffèrent selon le type de logements. Les studios et 1 pièce, (qui représentent près de 22 % du marché) affichent des loyers en baisse de 0,1 % en glissement annuel ; les loyers des 3 pièces (30 % du marché) baissent de 0,9 % et les loyers des appartements 4 pièces (soit 12 % du marché) ont des loyers en baisse de 1,2 % sur un an glissant. Dans 55,3 % des villes de plus de 10 000 habitants, et dans 64,1 % de celles de plus de 100 000 habitants, les loyers reculent.

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…et baisse de l’effort d’entretien amélioration des logements

Mobilité résidentielle et loyers en baisse conduisent de nombreux propriétaires à ne plus investir dans le logement mis en location. Depuis le début 2017, constate Clameur, cet effort ne concerne plus que 14,2 % des appartements remis sur le marché de la location. Un constat qui n’arrange pas la qualité du parc locatif et en conséquence les conditions de logement des locataires. " Compte tenu du taux de mobilité observé depuis le début de l’année, seuls 4,1% des logements locatifs privés se sont améliorés en 2017 " souligne Clameur, qui relève que " en moyenne, chaque année depuis 1998, cette proportion est de 6,3 % ".

La rédaction d'immoweek

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