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Christophe Bouthors (Panhard) : « nous visons 250 à 300 logements livrés par an »

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le 23 Fév 2018

Il y a un peu plus d’un an, Panhard lançait son activité de promotion de logements. Un positionnement pour le moins atypique pour ce groupe, spécialiste des plateformes logistiques et industrielles. L’occasion de faire le bilan de cette nouvelle activité, de son positionnement au sein du groupe et ses perspectives avec Christophe Bouthors, président du directoire de Panhard depuis le début 2018.

Quels ont été les choix stratégiques qui ont poussé Panhard à se lancer dans le logement ?

C’est une réflexion que nous avons menée avec Alain Panhard (président du conseil de surveillance du groupe, ndlr) dès mon arrivée à la direction générale, en 2012 : quel relais de croissance pouvons-nous trouver ? Quelle typologie d’actifs choisir afin de nous diversifier ? Très rapidement, notre regard s’est porté sur le logement.

D’abord, rappelons que nous possédons un nom qui reste encore connu des Français. Ceux qui se souviennent des automobiles Panhard ont un a priori plutôt favorable sur la marque. Donc un relais de notoriété intéressant pour nous lancer dans une activité B2C (« business to consumer », ndlr). Ensuite, grâce à nos activités principales, nous entretenons de bonnes relations avec les édiles franciliens, notamment en seconde et troisième couronnes. Et ceux-ci plébiscitent les acteurs globaux, capables d’offrir des solutions multi-produits. Enfin, sur le plan financier, le logement est complémentaire d’une activité tertiaire comme la logistique : moins cyclique, plus stable, il offre une meilleure récurrence de nos « cash-flows ».

Nous avons démarré cette activité, ex-nihilo, en confiant les rênes du projet à Pierre-Emmanuel Arnal, ex-directeur de l’agence Ile-de-France de Bouygues Immobilier, qui cherchait un défi entrepreneurial.

Quel bilan aujourd’hui ?

Nous disposons actuellement de 500 logements « dans les tuyaux », à divers stades de développement, de la maîtrise foncière à la commercialisation. Nous avons, par exemple, lancé la commercialisation de deux opérations à l’automne dernier — 33 logements à Champs- sur-Marne (77) et 131 logements à Chambourcy (78)— et devrions lancer les travaux, respectivement, en avril et septembre prochains. Et nous continuons de déposer des permis de construire à un rythme soutenu.

Quelle équipe ?

Le Groupe Panhard compte une trentaine de collaborateurs. Notre pôle logement est constitué de cinq personnes : Pierre-Emmanuel Arnal, rejoint depuis peu par Sami Senouci en qualité de directeur des opérations, et deux responsables du développement. Et nous avons tout récemment recruté Romuald Martinoli en qualité de directeur du développement senior.

Quelle est votre stratégie de développement ? Vos objectifs ?

Nous souhaitons tout d’abord nous développer dans le secteur géographique que nous connaissons le mieux : l’Ile-de-France, et particulièrement les communes situées en première et deuxième couronnes. Construire en régions implique une présence locale, une bonne connaissance du marché… c’est un peu tôt pour nous. Et puis le territoire francilien, qui représente près de 50 % du marché national résidentiel, recèle de belles opportunités à faire fructifier. Maintenant, notre groupe a toujours suivi une logique opportuniste, donc nous n’interdisons pas les occasions de se lancer dans tel ou tel autre territoire…

Les programmes que nous réalisons peuvent compter entre 30 et 200 logements. Les grands projets ne nous effraient pas car nous avons l’habitude, en logistique, de construire de grands bâtiments. Pour le moment, nous ne construisons que dans les secteurs dits « diffus » et répondons rarement à des appels d’offre. Mais cela pourrait changer à moyen terme…

Vous intéressez-vous aux résidences services ?

Ce sont des produits que nous regardons attentivement et avons deux projets de cette nature dans notre pipeline, sur des fonciers que nous maîtrisons. S’ils se réalisent, nous confierons leur gestion à des spécialistes du secteur, bien identifiés.

Envisagez-vous un développement par croissance externe ?

Nous ne sommes pas en recherche active de ce type d’opération. Je crois beaucoup en la croissance organique. Notre métier repose énormément sur l’implication — et le bien-être — des hommes et des femmes qui constituent nos équipes. Et leur épanouissement s’obtient dans la durée et, surtout, avec un maximum de stabilité. Et cela passe par une stabilité de la structure qui les accueille.

Vos perspectives cette année ?

Comme dit précédemment, nous avons lancé la commercialisation d’un peu plus de 150 logements début 2017, que nous construisons cette année. Et nous comptons lancer la commercialisation d’autant, voire plus, de logements, que nous construirons l’an prochain. Nous souhaitons intensifier ce rythme au fur et à mesure pour atteindre un rythme de croisière de 250 à 300 logements livrés par an.

Domaine de la Roseraie – Chambourcy (78) © Conception IDEALIZ

Domaine de la Roseraie – Chambourcy (78) © Conception IDEALIZ

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Domaine de la Malnoue – Champ sur Marne (77) © Conception IDEALIZ

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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