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Claude Cayla (Catella Residential) : « 2018 devrait être, pour nous, une année record »

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le 13 Sep 2018

De nouveaux développements à venir, une consolidation du positionnement sur le marché des ventes dans le neuf et l’ancien, auprès des institutionnels et des particuliers : l’année 2018 devrait se conclure, pour Catella Residential, par des résultats records. Son président, Claude Cayla, en dit plus…

Comment analysez-vous le premier semestre s’agissant du marché des institutionnels ?
Nous sommes toujours sur un marché extrêmement favorable, avec une confirmation du retour des institutionnels. Ce retour est encore plus significatif s’agissant du marché de l’immobilier neuf, avec des volumes records attendus en 2018. Nous devrions ainsi, simplement sur ce segment de marché, allégrement dépasser le milliard d’euros de transactions. Cet engouement est plus qu’une tendance, il est avéré dans les 1ère et 2ème couronnes de l’Ile-de-France, porté par la dynamique du Grand Paris, avec des taux de rendement de l’ordre de 4 %.

Quels chiffres pour Catella Residential ?
En 2017, nous avons enregistré, pour la première fois, un bilan à huit chiffres, et nous devrions, en 2018, accroître ce résultat de 30 à 35 %. Le chiffre d’affaires pour les seules Vefa (au détail et pour les ventes aux institutionnels) devrait atteindre 650 millions d’euros à fin 2018, avec 1 250 lots réservés et des prix moyens de logements de l’ordre de 470 000 euros.

Pourriez-vous en dire plus sur ces commercialisations en Vefa ?
Nous avons la chance de travailler sur des marchés où la demande reste forte, dans des villes très diverses, avec des programmes dont le prix moyen varie selon la localisation, inférieur à 5 000 euros à Gennevilliers par exemple, et supérieur à 20 000 euros pour de beaux programmes parisiens. Nous avons commercialisé près de 24 opérations cette année, parmi lesquelles des programmes parisiens dans les 12ème, 11ème, 13ème et 7ème.

Vous évoquez le 7ème arrondissement et l’opération Beaupassage : en quoi est-elle particulière ?
C’est une vraie réussite. Cette opération signée Emerige est probablement la plus spectaculaire réalisée depuis ces dix dernières années. C’est un véritable évènement qui voit la création, au cœur du 7ème arrondissement de Paris, d’une nouvelle rue avec des commerces, des restaurants gastronomiques et des logements. C’est un vrai concept.

Qu’en est-il de l’investissement dans l’ancien ?
Le marché est plus étroit, tendu, car les institutionnels ont désormais envie d’acheter plutôt que de vendre. Nous avons eu la chance de travailler avec les équipes de Catella Property, en co-exclusivité avec Knight Frank, sur un très beau portefeuille de 13 immeubles mixtes bureaux-logements dans le « Triangle d’Or » parisien. D’autres très beaux projets sont dans les cartons et devraient être lancés avant la fin de l’année. Nous avons, par ailleurs, travaillé sur 8 transactions qui seront actées, elles aussi, fin 2018.

Quelles sont les perspectives pour Catella Residential ?
Elles sont belles et devraient nous permettre de réaliser une année record. En 2018, nous avons renforcé notre structure, qui compte désormais 28 commerciaux dans l’optique de nous développer sur plusieurs axes stratégiques. Nous étudions, ainsi, une montée en puissance dans le sud-est de la France et allons élargir notre patrimoine à des produits plus spécifiques, comme le démembrement par exemple. Nous souhaitons, par ailleurs, renforcer notre positionnement dans les secteurs du logement social et du logement intermédiaire. Nous tablons sur la vente au détail de 1 500 lots en 2019 et avons, pour la seule fin de l’année 2018, près de 150 millions d’euros d’activité en perspective.

Le démembrement apparaît comme un sujet nouveau et pas seulement pour Catella Residential…
De vrais développements existent et le démembrement peut être une solution pour le logement social et le logement intermédiaire ; c’est également un produit assez remarquable face à l’impôt sur la fortune immobilière, qui correspond à une volonté d’épargne et à une opportunité de complément de retraite.

Etes-vous inquiets à l’idée d’un changement de conjoncture ?
Cela nous questionne un peu et nous inquiète modérément dans la mesure où les biens que nous proposons sont situés en zone tendue, dans de très beaux programmes. Il est vrai, cependant, que dans d’autres territoires la situation peut se compliquer…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

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