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Philippe Bry (Groupe Logement Français) : « Mettre l’accent sur la mixité sociale »

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le 14 Juil 2017

Le Groupe Logement Français affiche, en 2016, une bonne progression de son activité de développement du logement social dans les zones les plus tendues en France. Son président du directoire, Philippe Bry, a reçu la presse au sein du nouveau siège du groupe, dans l’ensemble « Les Miroirs », à deux pas de l’esplanade de La Défense. Une nouvelle implantation qui illustre aussi le projet d’entreprise qu’il a défendu : « Smart LF ».

En 2016, le groupe qui compte huit ESH et un GIE gère un patrimoine de 85 926 logements sur l’ensemble du territoire et a financé, sur l’année, 2 768 logements : environ 2 300 unités en construction neuve et le solde en acquisitions et réhabilitations/reconstructions. Au total, la progression par rapport à 2015 s’élève à 22,6 % (2 257 unités). « Notre activité de rénovation du parc existant consiste à réhabiliter les logements dont l’étiquette énergétique est inférieure à E. Nous en dénombrons 4 000 au sein de notre parc et en avons rénovés, ce jour, environ 3 000 » précise Philippe Bry, se félicitant de bons résultats opérationnels. Le président du directoire du Groupe Logement Français a également évoqué le programme de renouvellement urbain : « au moins 95 % de nos opérations dans le cadre du PNRU ont été achevées et nous abordons aujourd’hui les premiers programmes dans le cadre du NPNRU, avec une approche ambitieuse : mettre l’accent sur la mixité sociale. Un chantier difficile et sur lequel nous avançons progressivement pour installer des ménages en accession, en logement libre, dans les QPV (Quartiers prioritaires de la politique de la ville, ndlr) ». Pour cela, Groupe Logement Français peut compter sur un « solide partenariat, de long terme », entre l’ESH du groupe Logement Francilien et Bouygues Immobilier ; promoteur avec lequel ils développent une opération d’envergure : la réhabilitation du quartier des Indes, à Sartrouville (78). Composé aujourd’hui de quatre tours et de 12 barres, le quartier accueille plus de 1 300 logements sociaux.

Le regroupement et les innovations comme facteur de croissance

Le développement du groupe va se faire de manière « smart » (ou « intelligente » en bon français). Acronyme de « Simplifier, Anticiper, Moderniser et Réussir notre Transformation », le programme « Smart LF », lancé il y a maintenant un an, pose les ambitions du Groupe Logement Français au service de ses résidents.

Au niveau de la structure d’abord. Afin de « renforcer l’ancrage territorial du groupe, notamment en Ile-de-France », Philippe Bry a annoncé la fusion prochaine des trois ESH situées en région parisienne. Et de rappeler que le groupe compte 58 063 logements dans cette région ; 760 y ont été financés en 2016. « Nous faisons le pari qu’à l’aune de l’intercommunalité, du Grand Paris, les EPCI vont prendre de plus en plus d’importance dans la politique locale de l’habitat. Leur logique sera de faire appel aux opérateurs intégrés, proposant des offres globales. Nous souhaitons nous intégrer pleinement dans cette tendance » précise-t-il. Dans son fonctionnement, le groupe devrait également évoluer. « Groupe Logement Français fête cette année ses 60 ans, dont 10 ans dans sa forme actuelle. Nous devons dorénavant transformer notre façon de travailler » fait valoir son président du directoire. Et d’indiquer le lancement prochain d’un nouveau système informatique, un nouveau site internet qui sera utile tant aux salariés qu’aux visiteurs et aux résidents : la plate-forme en ligne « Web résidents » permettant aux locataires de réaliser plusieurs opérations courantes directement sur internet (paiement du loyer, certains actes de gestion courante…). Changement aussi pour les gardiens des immeubles du groupe. « Nous souhaitons revaloriser ce
métier. Libéré d’une partie des tâches ingrates, le « gestionnaire de résidence » devient le premier échelon de relation avec nos locataires » commente Philippe Bry, qui souhaite ainsi passer d’un gardien pour 100 logements à un gestionnaire de résidence pour 300 logements. Le changement passera aussi par un centre de relation client à l’échelle national, centralisé. « Nous avons encore des progrès à faire, notamment dans la prise d’appels », reconnaît le président du directoire, « mais ce regroupement permettra de mutualiser certaines activités pour se concentrer sur l’accompagnement de nos locataires, au cas par cas.

Le Groupe Logement Français a également réitéré son axe d’innovations, techniques et sociales, pour n’en citer qu’une,
« Cocoon’Ages – Chers Voisins », en partenariat avec Eiffage, est une résidence inter-générationnelle située dans le périmètre d’Euroméditerranée, à Marseille.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

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