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Fnaim : la rénovation énergétique, témoin d’une cacophonie gouvernementale

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le 07 Mai 2018

L’annonce de Nicolas Hulot concernant la possible mise en place d’un système de bonus-malus applicable à la taxe foncière ou à la vente d’un bien permet de mettre le doigt sur une cacophonie gouvernementale générale sur la fiscalité locale et en particulier sur la taxe foncière.

Entre Bruno Lemaire qui assure que la taxe n’augmentera pas, Gérald Darmanin qui de son côté promet qu’il n’y aura pas de nouvel impôt suite à la suppression de la taxe d’habitation et enfin l’annonce de Nicolas Hulot, on est en droit de se demander qui pilote quoi ?

Le plan de rénovation énergétique présenté par le ministre de la Transition écologique et solidaire oublie totalement les fonds de prévoyance obligatoires dans les copropriétés. Ce sont des centaines de millions d’euros oubliés dont la vocation est de permettre la rénovation énergétique ! Plusieurs éléments permettraient pourtant de pousser la rénovation énergétique de manière pragmatique en limitant les impacts négatifs sur l’immobilier :
– mettre en place une politique d’accompagnement de la rénovation énergétique des 10 millions de logements en copropriété par un abondement sur l’effort d’épargne, justement sur les fonds de prévoyance ;
– faire bénéficier les propriétaires d’un amortissement fiscal du cout des travaux de rénovation énergétique dans le cas de travaux de rénovation énergétique.

La Fnaim condamne sans retenue les systèmes de malus qui constituent une double peine : en copropriété le propriétaire n’est pas maitre de la décision d’effectuer des travaux énergétique qui dépend d’une décision d’assemblée générale. On ne voit pas comment il pourrait être sanctionné sur sa propre taxe foncière des conséquences d’une décision qui ne lui appartient pas totalement.
A contrario, un unique système de bonus permettrait de pousser positivement la rénovation énergétique, sans pour autant mépriser et freiner d’autant plus la situation des ménages qui n’ont pas la latitude budgétaire nécessaire pour lancer un projet de rénovation. Il est important d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur le fait que le parc privé locatif est urbain et a été construit pour 60 % avant 1974.
L’impact de cette mesure « hold up » est donc considérable sans compter ses effets collatéraux qui feront fuir encore un peu plus les ménages et professionnels de l’investissement immobilier.
Enfin, recentraliser les sujets du logement auprès d’un seul ministère approprié permettrait d’éviter cacophonies et incohérences entre la Chancellerie, le Ministère de la Transition écologique et solidaire et le Ministère de la Cohésion des territoires.

Par Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim

La rédaction d'immoweek

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

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