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Norbert Fanchon (Groupe Gambetta) : le moteur de la construction a des ratés … et si la panne était plus grave ? »

Points de vueLogement

le 03 Sep 2018

Norbert Fanchon, président du directoire du Groupe Gambetta, donne son point de vue, publié ci-après, sur le secteur de la construction qui sort d’un été meurtrier.

Le nombre de permis de construire a reculé de 12,5% sur les trois mois de juin à août, par rapport à la même période, l’année dernière. Pour ne rien arranger, la Commission des Finances de l’Assemblée nationale songe à brider le dispositif Pinel.

La crise de la construction pourrait être bien plus grave, mais regardons plus loin que les chiffres immédiats. Il suffit d’analyser 2014 et de se projeter en 2020. Le point commun entre ces deux années ? Les élections municipales. Le plongeon a été flagrant lors de la dernière élection.

D’un pic de plus de 450 000 logements autorisés ou commencés en juillet 2013, les chiffres sont tombés à moins de 330 000 douze mois plus tard. Les analyses conjoncturelles ou fiscales ne sont pour rien dans ce plongeon.

« L’explication vient du fait qu’un an avant les scrutins, les maires bloquent la délivrance des permis de construire. Dans ces conditions, si 2019 risque d’être médiocre, l’exercice 2020 menace d’être catastrophique. Les communes sont à court de ressources et les élus hésitent à délivrer des permis. Cette crainte est compréhensible, mais elle est mortifère pour nos territoires et aussi pour le secteur du BTP. Il faut impérativement rassurer les maires et les conseils municipaux par un signal fort qui doit passer par une accentuation de l’aide aux territoires. »

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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