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Norbert Fanchon (groupe Gambetta) : « l’incohérence de l’Etat en matière de logement »

Points de vueLogement

le 13 Nov 2017

Le président du directoire du groupe Gambetta s’interroge sur la stratégie logement du gouvernement, évoquant un « manque de vision globale ». A lire, ci-après, son analyse :

« Mais que souhaite le gouvernement ? Tâtonnement et manque de vision globale semblent résumer l’attitude du gouvernement envers le logement. Comment demander de construire plus de logements sociaux à des organismes à qui l’on va retirer 1,7 à 2 milliards d’euros. Soit 54000 logements en moins représentant une baisse de 40 à 50% de la production.

En parallèle, l’exécutif décide d’imposer de façon musclée la loi SRU en durcissant les sanctions contre les villes n’appliquant pas le quota des 25% de logements sociaux, quitte à retirer aux maires le droit d’attribuer les permis de construire…
Résultat, les communes qui voudront faire construire plus de logements sociaux ne le pourront pas face à des bailleurs exsangues incapables de répondre à la demande, l’Etat taxera donc la collectivité et privera le Maire de ses prérogatives, le Préfet aura les pleins pouvoirs pour revoir les PLU (plans locaux d’urbanisme) et imposer enfin la construction de logements sociaux …. A des communes qui ne le pourront toujours pas et des bailleurs qui ne le voudront pas ! »

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Valérie Garnier

le 19/09/2018

La Défense : 60 ans et toujours sexy !

L’histoire se passe dans un pavillon situé en banlieue parisienne, en l’occurrence Courbevoie. Une ville en plein bouleversements, consécutifs aux travaux d’urbanisme monumentaux qui y sont engagés, tout comme à Puteaux et Nanterre, pour que le futur quartier de La Défense voit le jour.

Les camions, les pelleteuses, les marteaux-piqueurs, les grues et le bruit incessant que forme l’ensemble, dressent le décor du film de Pierre Granier-Deferre, d’après un roman de Georges Simenon, intitulé « Le Chat ». Nous sommes en 1971 et le quartier de La Défense, qui a été inauguré avec l’ouverture du Cnit en septembre 1958, s’apprête à émerger. Courbevoie, Puteaux et Nanterre vivent leurs derniers jours de « petites banlieues parisiennes ».
Après moultes rebondissements, péripéties et crises diverses, La Défense n’a eu de cesse de se développer, de se construire et même se déconstruire !
Pour faire face à l’obsolescence de nombreuses tours, un « Plan de Renouveau de La Défense » est lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l’Epad. Il prévoit la construction de 850 000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 350 000 en démolition-reconstruction ; 100 000 m2 de nouveaux logements et la réalisation de grands équipements.

En 2007, l’EPGD est créé pour gérer et promouvoir le quartier d’affaires. En 2010, l’EPGD change de nom pour devenir Defacto, tandis que l’Epad fusionne avec l’Epasa, aménageur de la Zac Seine-Arche, pour devenir l’Epadesa.

En janvier 2018, Defacto et l’Epadesa décident, à leur tour, de fusionner et la nouvelle structure, en charge de gérer, d’aménager et de promouvoir le quartier se nomme alors Paris La Défense.

Aujourd’hui, Paris La Défense fête ses 60 ans ! Historiquement, il s’agit du premier quartier d’affaires européen ; le quatrième le plus attractif au monde, selon le baromètre d’attractivité EY-ULI 2017 ; un territoire de 564 hectares, dont 31 d’espaces piétons ; 500 entreprises sont implantées, dont 41 % d’origine étrangère ; 75 % de sièges sociaux. La Défense, c’est aussi 3,5 millions de mètres carrés de bureaux dans plus de 70 tours, dont 10 000 m2 d’espaces de coworking ; 180 000 salariés ; 42 000 habitants et 45 000 étudiants. La Défense continue de se moderniser autour de nouvelles gares et développe des infrastructures au service des habitants afin de s’intégrer et répondre aux exigences et aux ambitions du Grand Paris. Bref, La Défense est loin d’avoir achevé son évolution urbaine !

Portrait

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