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Norbert Fanchon (Groupe Gambetta) : pourquoi l’Insee s’attaque à la résidence principale ?

Points de vueLogement

le 23 Juil 2018

« L’Insee a proposé deux nouveaux indicateurs pour calculer l’effort des ménages propriétaires dans le logement afin de faciliter la comparaison des dépenses en logement entre propriétaires et locataires, mais aussi entre les pays européens » : Norbert Fanchon, président du directoire du Groupe Gambetta livre son analyse.

Pour rappel, le taux d’effort est actuellement mesuré via le rapport entre les dépenses effectives des ménages pour leur logement et leurs revenus. Quelles sont ces nouvelles méthodes de calcul ? La première évalue le coût du service de logement des propriétaires occupants à l’aide des loyers « fictifs » qu’ils renoncent à percevoir en ne mettant pas ce logement sur le marché locatif. La seconde reprend cette logique, mais partage cette renonciation à percevoir un loyer entre placement financier et investissement locatif, ce qui introduit dans le raisonnement les évolutions de prix et les rendements des placements.

Quels impacts auront ces nouveaux indicateurs ?

Tout d’abord, il est opportun de rappeler que le loyer fictif provient d’une proposition délirante de France Stratégie qui a souhaité, début 2016, taxer les propriétaires non accédants, d’un loyer dont ils se sont émancipés. Remettre la notion de loyers fictifs sur le tapis par l’intermédiaire de calculs Insee est assimilable à une tentative rampante d’immiscer cette idée dans les futures décisions politiques et l’esprit des Français.

  • À court terme

Sous couvert d’une volonté de rationalisation de l’investissement immobilier, ces nouveaux calculs impliquent, à court terme, de réduire le logement à une simple idée d’investissement locatif et à l’éloigner de sa destination première : l’habitat.

  • À moyen terme

Cette rationalisation exacerbée aura, à moyen terme, un effet beaucoup plus pervers puisqu’il finira de convaincre le gouvernement et le grand public de ne retenir que la notion d’investissement du logement, jusqu’à intégrer ce gain fictif à l’impôt sur le revenu.

  • À long terme

Finalement, on assisterait à un trouble sans précédent de l’accession à la propriété et le patrimoine collectif s’effondrerait sous l’effet mécanique d’un déséquilibre entre une offre pléthorique de logements remis sur le marché par des propriétaires écœurés d’être retournés à la case départ et une demande qui, de ce fait, serait en voie d’extinction…

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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