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Philippe Buyens (Capifrance) : « le plafonnement des honoraires d’intermédiation des ventes en Pinel, une fausse bonne idée ! »

Points de vueLogement

le 24 Août 2018

Les pouvoirs publics viennent de diffuser le projet de décret visant à encadrer les honoraires des intermédiaires intervenant dans le cadre de la vente d’un logement éligible au dispositif Pinel. Philippe Buyens, directeur général de Capifrance, réagit dans cette tribune publiée ci-après.

Le projet prévoit que les frais et commissions des différents intermédiaires, quel que soit le nombre, ne dépassent pas 10% du prix de revient (prix d’acquisition + taxes + commissions).

Quelles sont les motivations réelles du gouvernement à travers cette disposition ?
Que l’encadrement aura un impact sur le prix des biens vendus ? C’est mal connaître la réalité du marché immobilier et le rapport entre les promoteurs et les intermédiaires !
En effet, les honoraires perçus par ces derniers sont directement payés par le promoteur (qui réduit ses revenus à cette occasion) à partir d’une grille de prix qui est la même que celle présentée aux clients par le promoteur. Du moment où l’acquéreur achète directement au promoteur ou via un intermédiaire, il payera le même prix et bénéficiera des mêmes avantages. Ce n’est donc pas une charge augmentative du prix de vente.
Ou s’agit-il d’une volonté de s’attaquer aux intermédiaires immobiliers via leur rémunération ?

Ce décret s’inscrit dans la même veine que les différentes décisions prises ces derniers temps : maintien de l’impôt sur la fortune immobilière, réduction du champ d’application du dispositif Pinel, projet d’augmentation des impôts fonciers visant à compenser la suppression des impôts locaux… autant de mesures qui stigmatisent curieusement un secteur d’activité qui rapporte des milliards d’euros en rentrées fiscales (+32,5 milliards en 2017) et qui continue de créer de l’emploi dans notre pays.

Le gouvernement vient d’indiquer que le CNTGI ne serait pas consulté sur ce projet, il reste la voix des syndicats professionnels pour apporter la contradiction à cette volonté néfaste, qui n’aura aucune incidence sur le pouvoir d’achat des acquéreurs et qui vient fragiliser les acteurs intermédiaires, dans un marché déjà délicat.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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