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Le choix Immoweek : le baromètre européen Supply Chain de JLL disponible

ActualitésLogistique

le 16 Mar 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », nous vous rappelons que si Cannes est au garde-vous pour le Mipim, au même moment, la porte de Versailles accueille la SITL, la semaine internationale du transport et de la logistique. Quoi de mieux pour ce choix que de revenir sur le baromètre européen Supply Chain, publiée aujourd’hui par JLL ?

D’après JLL, la demande placée d’entrepôts à atteint au 4ème trimestre 2016 son plus haut niveau depuis dix ans, bondissant de 44 % vis-à-vis du trimestre précédent, dépassant les 6 millions de m2 placés en un seul trimestre.

Ainsi, en 2017, la demande placée pourrait progresser de 6 % en un an et atteindre une moyenne trimestrielle proche de 4,7 millions de m2. Un ralentissement des performances trimestrielles, certes, à peine inférieur aux performances de 2016, mais d’après l’étude, tous les indicateurs sont au vert: « le PIB et les échanges commerciaux ont augmenté de manière constante dans l’Union Européenne, tandis que les prix des matières premières ont légèrement progressé. (…) Les prévisions de croissance du PIB et des échanges commerciaux laissent entrevoir de nouvelles hausses modérées. Le climat des affaires devrait également se maintenir ; une légère dégradation est attendue, mais il restera sans doute solide et supérieur à sa moyenne de long terme. »

La demande d’entrepôts devrait rester forte dans plusieurs secteurs et, affirme JLL, « il sera nécessaire d’adapter les réseaux de distribution avec des processus de supply chain pérennes ». L’intégralité de l’étude est disponible sur le site de JLL, et bon salon aux présents à la SITL…

Malgré un repli de l’activité sur l’axe Nord/Sud (Lille-Paris-Lyon-Marseille) entre 2015 et 2016, la demande placée est globalement restée dynamique alors que se poursuivait la récente mutation du marché français en faveur des marchés dits « secondaires ». « La demande a été portée par les chargeurs qui, en 2016, ont capté plus de la moitié des surfaces totales dans un contexte de poursuite de la croissance du e-commerce et de pression croissante sur la logistique urbaine. Cette tendance devrait selon nous perdurer en 2017 et les industriels seront globalement actifs au 1er semestre.

Bruno Montigny, directeur du pôle logistique Ile-de-France et Nord de JLL

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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