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Le choix Immoweek : un centre d’art dans un ancien site industriel à Romainville

ActualitésTerritoires

le 16 Fév 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », nous restons pour une fois dans l’Hexagone et même en Ile-de-France… En effet, c’est à Romainville (93) que va ouvrir le dernier projet de la fondation Fiminco : un centre d’art, d’une étendue de 5 000 m2, doit ouvrir d’ici fin 2018 dans l’ancienne zone industrielle de l’Horlogerie.

L’ancien site désaffecté doit accueillir deux espaces, l’un pour les artistes résidents et l’autre pour le public. Sur le premier, une vingtaine d’ateliers-logements seront aménagés pour des artistes venus du monde entier, qui y auront également à leur disposition un auditorium de 200 m2, une galerie, deux studios photo et vidéo/son et un atelier réservé aux oeuvres monumentales.

Horlogerie

Dans l’autre, on pourra trouver trois espaces d’exposition totalisant 1 200 m2, cinq galeries de plusieurs centaines de mètres carrés chacune, un café-librairie et 2 500 m2 d’espaces locatifs dédiés à l’art contemporain.

fondationn

Des journées portes ouvertes, avec 19 artistes invités (Mikala Dwyer, Lara Almarcegui, Kristin Arndt, Lynne Cohen, Angelica Mesiti, Baptiste Caccia), seront organisées les 25 et 26 février pour permettre de sonder le potentiel du projet, alors que le bâtiment est encore préservé. Avis aux amateurs d’art, venez découvrir le fils spirituel du 6B, de la Réserve ou de la Tour 13… En revanche, pour se rendre au 43, rue de la Commune de Paris, il faudra s’inscrire par mail !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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