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Entrepôts en France : un ralentissement au 1er trimestre, qui ne devrait pas durer

ActualitésLogistique

le 16 Avr 2018

« Le marché des entrepôts marque un ralentissement au cours des trois premiers mois de l’année 2018, après le niveau exceptionnel enregistré en 2017 » indique BNP Paribas Real Estate à propos du marché des entrepôts au premier trimestre. Le conseil relève ainsi une demande placée à un peu moins de 540 00 m2, en baisse de 45 % par rapport à la même période un an plus tôt, « dont plus de trois quarts de classe A (comptes propres et clés en main compris) ».

Les marchés de la dorsale « se sont orientés à la baisse au 1er trimestre, avec plus de 240 000 m2 commercialisés, soit une baisse de 59 % par rapport au début 2017. Cette dynamique a globalement été similaire en régions, toutefois, certains marchés ont fait figure d’exception, leur activité s’orientant à la hausse à l’instar de Montpellier, Orléans et Rennes, mais demeure néanmoins modérée ».

« Au global, ce ralentissement observé au cours des trois derniers mois ne devrait être que temporaire. En effet, de nombreux signes nous autorisent à croire que 2018 sera, une nouvelle fois, une bonne année pour le marché de la logistique en France, avec une progression des commercialisations attendue dès le 2ème trimestre. Les premiers indices sont, sans conteste, la reprise de la croissance économique qui est attendue, selon les économistes de BNP Paribas, à +2,4 % à la fin de l’année et la demande des entreprises qui demeure, quant à elle, soutenue » analyse René Jeannenot, directeur du Pôle Logistique de BNP Paribas Real Estate Transaction France. La société de conseil estime d’ailleurs qu’en 2018, « la dynamique du marché reposera également sur la poursuite de la refonte des chaînes d’approvisionnement dans de nombreuses entreprises issues de la distribution, du e-commerce et du commerce spécialisé ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 24/04/2018

HQE, BREEAM, Leed et consorts…

Lancé en novembre, le label Intairieur se propose de mesurer et contrôler la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments. « On sait désormais que l’air intérieur est cinq à dix fois plus pollué qu’à l’extérieur (…) et est responsable de près de 20 000 décès prématurés par an en France, tandis qu’on estime à 19 milliards d’euros son coût socio-économique ». Ce protocole de valorisation de la qualité de l’air intérieur va être repris par Bouygues Immobilier pour son programme « Oreka », à Bayonne (64). On le voit, les labels et autres certifications deviennent de plus en plus nombreux et, pour le commun des mortels comme pour les professionnels, il devient difficile de s’y retrouver.

Acermi, BBCA, BiodiverCity, Biosourcé, BREEAM, CSTBat, Eco Artisan, Effinergie, Habitat et Environnement, Leed, Minergie, NF HQE, Passivahaus, Qualitel, Well… Citer les quelque 4 000 normes se rapportant au bâtiment serait fastidieux et tiendrait de la liste de Prévert, mais le Grenelle de l’Environnement, la Cop21 et l’Accord de Paris ont fortement favorisé la multiplication des certifications, qui sont pour près de 98 % d’entre elles d’application volontaire et résultent d’une stratégie. Une trinité se détache néanmoins : HQE, BREEAM et Leed.

Outre les questions de chauvinisme, entre la norme française HQE, l’anglaise BREEAM et l’américaine Leed, il y a, bien sûr, le souhait d’attirer des entreprises internationales dans les bureaux. HQE se focalise sur l’éco-construction, l’éco-gestion, le confort et le santé et permet de bénéficier des labels d’Etat de HPE (haute performance énergétique) et BBC (bâtiment basse consommation) ; délivré par Certivéa, il est bien plus cher que celui de ses concurrentes, un coût à relativiser par rapport aux coûts d’investissements mobilisés sur ces projets. BREEAM se focalise, quant à elle, sur 10 thématiques environnementales, rend obligatoire le recrutement d’un écologue et a pour elle un process de certification allégé et un coût bas. Quant à Leed, encore timide dans l’Hexagone, elle a pour elle une saisie du dossier simple sur une plate-forme en ligne, mais a contre elle des références, des normes et des produits peu reconnus en Europe, tout en rendant incontournable le « commissioning » : ce processus d’assurance de la qualité, qui s’étend sur toute la durée des étapes de développement, réalisation, mise en service et exploitation du bâtiment, est un pré-requis pour l’obtention de la certification. Les sujets traités par ces certifications étant les mêmes, les acteurs de l’immobilier choisissent de plus en plus souvent la triple certification.

Si les certifications tiennent de la forêt vierge, il faut néanmoins remarquer que leur emploi de plus en plus massif est une preuve évidente de l’intérêt des professionnels de l’immobilier pour le développement durable et une adéquation des bâtiments à de tels objectifs… Comme si la complexité des labels était proportionnelle à celle du défi de l’écologie…

Portrait

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