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Inventons la Métropole : Sogaris, Poste Immo et Icade, groupement gagnant pour un hôtel logistique à Bercy Charenton

ActualitésLogistique

le 16 Avr 2018

Charenton-Bercy

C’est fait  : après l’annonce des quatre premiers lauréats parisiens en octobre dernier, ainsi que celle du gagnant du site de Charenton au mois de mars, le lauréat du site hôtel logistique de Bercy-Charenton vient d’être désigné.

 

C’est en effet le projet de la Sogaris (50 000 m2) en partenariat avec Icade et Poste-immo (conçu par Marc Mimram et Enia architectes) qui a été retenu .

Il s’agira d’un hôtel logistique tri modal (fer, route, tram) représentant plus de 17 000m2 de surfaces de plancher avec une réversibilité des surfaces proposées. Un niveau de sous-sol de 8 000m² d’un seul tenant exploité par le Groupe La Poste sera crée, avec un niveau  rez de voie ferrée dévolu aux marchandises industrielles lourdes entrant dans Paris par le train et repartant vers des points de livraison en véhicules propres, et enfin un dernier niveau avec une desserte tramway possible depuis le boulevard Poniatowski.
Ce projet est prévu en même temps que celui de Charenton de l’autre côté du boulevard périphérique, qui sera présenté avant l’été au Conseil de Paris. « Sur 80 hectares dont 20 hectares de pleine terre, il accueillera plus de 9 000 habitants et près de 12 000 emplois. Il s’agira d’un des plus ambitieux projets parisiens des prochaines années qui viendra participer au rééquilibrage Est-Ouest et créer un lien fort entre Paris et Charenton, un nouveau quartier du Grand Paris » rappelle la Ville de Paris.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Arthur de Boutiny

le 24/04/2018

HQE, BREEAM, Leed et consorts…

Lancé en novembre, le label Intairieur se propose de mesurer et contrôler la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments. « On sait désormais que l’air intérieur est cinq à dix fois plus pollué qu’à l’extérieur (…) et est responsable de près de 20 000 décès prématurés par an en France, tandis qu’on estime à 19 milliards d’euros son coût socio-économique ». Ce protocole de valorisation de la qualité de l’air intérieur va être repris par Bouygues Immobilier pour son programme « Oreka », à Bayonne (64). On le voit, les labels et autres certifications deviennent de plus en plus nombreux et, pour le commun des mortels comme pour les professionnels, il devient difficile de s’y retrouver.

Acermi, BBCA, BiodiverCity, Biosourcé, BREEAM, CSTBat, Eco Artisan, Effinergie, Habitat et Environnement, Leed, Minergie, NF HQE, Passivahaus, Qualitel, Well… Citer les quelque 4 000 normes se rapportant au bâtiment serait fastidieux et tiendrait de la liste de Prévert, mais le Grenelle de l’Environnement, la Cop21 et l’Accord de Paris ont fortement favorisé la multiplication des certifications, qui sont pour près de 98 % d’entre elles d’application volontaire et résultent d’une stratégie. Une trinité se détache néanmoins : HQE, BREEAM et Leed.

Outre les questions de chauvinisme, entre la norme française HQE, l’anglaise BREEAM et l’américaine Leed, il y a, bien sûr, le souhait d’attirer des entreprises internationales dans les bureaux. HQE se focalise sur l’éco-construction, l’éco-gestion, le confort et le santé et permet de bénéficier des labels d’Etat de HPE (haute performance énergétique) et BBC (bâtiment basse consommation) ; délivré par Certivéa, il est bien plus cher que celui de ses concurrentes, un coût à relativiser par rapport aux coûts d’investissements mobilisés sur ces projets. BREEAM se focalise, quant à elle, sur 10 thématiques environnementales, rend obligatoire le recrutement d’un écologue et a pour elle un process de certification allégé et un coût bas. Quant à Leed, encore timide dans l’Hexagone, elle a pour elle une saisie du dossier simple sur une plate-forme en ligne, mais a contre elle des références, des normes et des produits peu reconnus en Europe, tout en rendant incontournable le « commissioning » : ce processus d’assurance de la qualité, qui s’étend sur toute la durée des étapes de développement, réalisation, mise en service et exploitation du bâtiment, est un pré-requis pour l’obtention de la certification. Les sujets traités par ces certifications étant les mêmes, les acteurs de l’immobilier choisissent de plus en plus souvent la triple certification.

Si les certifications tiennent de la forêt vierge, il faut néanmoins remarquer que leur emploi de plus en plus massif est une preuve évidente de l’intérêt des professionnels de l’immobilier pour le développement durable et une adéquation des bâtiments à de tels objectifs… Comme si la complexité des labels était proportionnelle à celle du défi de l’écologie…

Portrait

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