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La logistique tirée par le XXL et le clés-en-main au 1er trimestre (CBRE)

ActualitésLogistique

le 20 Avr 2017

CBRE livre son analyse des marchés activités et logistique au premier trimestre 2017 : la commercialisation reste faible par rapport à une année 2016 record, où le marché est surtout entraîné par le XXL et le clés-en-main.

Le XXL voit 4 opérations de plus de 50 000 m2 au 1er trimestre, tandis que le marché francilien est en repli de 41 %. Moins de 300 millions d’euros ont été échangés, soit un début d’année en douceur.

« Le marché francilien de l’activité laisse entrevoir une belle année 2017 grâce au dynamisme de la demande exprimée avec 645 600 m² pour les trois premiers mois, contre 556 000 m² au premier trimestre 2016 » précise CBRE, qui prévoit une année tournée vers l’acquisition.

La part des clés-en-main est révélatrice de l’évolution du marché. Elles représentent les 6 plus grosses transactions de ce trimestre dont Amazon avec 107 000 m² pris à Boves, Alinea à Nanteuil avec 73 000 m² et Lidl avec 58 000 m² à Montchanin. (...) Rien qu’en Ile-de-France, CBRE comptabilise entre 6 et 8 projets pour une surface supérieure à 600 000 m², potentiellement réalisable en 2017, ce qui serait du jamais vu.

Didier Malherbe, executive director activité et logistique

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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