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Vers un 2ème semestre de tous les records, selon CBRE

ActualitésLogistique

le 17 Juil 2017

« Nous constatons un alignement favorable des planètes sur le marché de la logistique. Une demande dynamisée par de bonnes perspectives économiques, une restructuration toujours en cours de la part de la grande distribution et une révolution des modes de consommation qui génèrent des besoins logistiques nouveaux » commente Didier Malherbe, executive director activité et logistique chez CBRE, au vu des chiffres semestriels du marché de la logistique en France.

Le conseil relève un volume transacté, pour la période, de 1 523 000 m2, « en baisse de 22 % par rapport à 2016, mais supérieur de 14 % à la moyenne des dix dernières années ». En Ile-de-France, le niveau se maintient, à 445 000 m2.

« Le clé-en-main locatif et les comptes propres totalisent plus de 50 % des volumes transactés, chiffre très élevé et qui devrait encore augmenter au 2ème semestre » anticipe CBRE, qui observe aussi « un nombre inégalé de projets supérieurs à 50 000 m2 et supérieurs à 100 000 m2 qui devraient aboutir d’ici la fin de l’année »…

Didier Malherbe conclut : « avec 27 transactions supérieures à 5 000 m2 réalisées pour un total de 390 000 m2, ce premier semestre constitue déjà pour CBRE un record et nous tablons sur un volume en fin d’année supérieur à 700 000 m2 auprès des utilisateurs, ce qui consolide la position de leader de notre groupe sur ce marché de la logistique ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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