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Edito

Les marchés et acteurs du logement font face à une période de mutation considérable, riche d’inquiétudes mais aussi, sans doute d’opportunités. Si les avis divergent sur les réformes en cours, tous savent que la révolution technologique (le mot n’est pas trop fort) en cours ne sera pas sans conséquences sur leurs métiers, leurs immeubles, leurs fonctions. Ajoutons-y un peu (beaucoup !) de Grand Paris, l’arrivée tonitruante des startup, et donc des nouvelles générations, qui précisent leurs ambitions (et ce n’est pas fini !) et on comprendra que le « monde du logement » se doit de réfléchir et de penser son avenir.

Comme toujours, et en rappelant le beau mot de Churchill : « un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté », nous nous placerons dans la peau du second : des difficultés actuelles, des remises en question, des exemples étrangers (à suivre ou pas…), peuvent naître de réelles (et souvent formidables) opportunités et faire bouger un secteur qui, comme tous les secteurs d’activité, avait sans doute besoin de l’être ! Le 14 novembre prochain, lors des « Trophées Logement & Territoires », nous ferons également le point sur « l’exemple » (pas forcément au sens d’exemplaire…) allemand, en se demandant s’il est transposable en France. Nous aurons aussi – surtout – le plaisir de récompenser les projets les plus innovants, les professionnels les plus en pointe dans ce « nouveau paysage ». Car l’optimisme peut (doit ?) être accompagné de la reconnaissance. Dire « bravo » et « merci » aux acteurs d’aujourd’hui (et de demain – jeunes professionnels n’oubliez pas de présenter votre candidature sur immoweek.fr !) constitue une autre manière d’avoir confiance en l’avenir, et ce, quelles que soient les difficultés.

Pascal Bonnefille,
Fondateur des « Trophées Logement & Territoires »

Édito
par Pascal Bonnefille

le 18/01/2019

Un (grand) merci à Anne Hidalgo !

En choisissant un tel titre, on n’ignore pas que l’on va se faire taper sur les doigts, et pas qu’un peu, par tous les opposants à la Maire de Paris, aux premiers rangs desquels il faut certainement compter beaucoup d’automobilistes.

Mais nous ne sommes pas des spécialistes de la bagnole, mais de l’immobilier. Et, dans ce cadre, le constat s’impose : en mettant en oeuvre, en novembre 2014, « Réinventer Paris » – qui, à l’époque, suscitait beaucoup de critiques ou de doutes amusés ; le commentaire le plus souvent entendu était : « c’est du gadget » – l’équipe municipale (et, ici, il faut évidemment faire toute sa place à Jean-Louis Missika, maître d’œuvre du projet, et à toute son équipe, sans oublier Alexandre Labasse, le patron du Pavillon de l’Arsenal) a créé un mouvement qui ne s’est pas démenti depuis. Les réalisations concrètes (on est donc loin de la babiole annoncée) sont sur le point d’éclore et on attend avec impatience de découvrir terminés le projet Morland ou les « 1000 Arbres », pour ne citer qu’eux. Treize, en tout cas, ont reçu leur permis de construire et huit sont donc effectivement en chantier. Après que la Métropole du Grand Paris se soit intelligemment inspirée du dispositif, on vient de connaître les lauréats du deuxième (on n’ose dire le second) opus de l’opération : pour redonner vie aux « dessous de Paris », 217 candidats (!!!) avaient postulé sur 31 sites. Et les résultats sont, là aussi, au rendez-vous. On soulignera l’originalité, l’inventivité et la capacité à mixer les usages dont on fait preuve les projets. Avec un élément intéressant : la capacité des acteurs (architectes, investisseurs, promoteurs) à monter des dossiers ensemble, avec des « majors » et des professionnels de moyen (et de notoriété) plus modestes. Bref, ce concours permet de promouvoir les capacités innovantes, notamment des promoteurs, et de les sortir de leur « train-train ». Le nombre des dossiers présentés montre qu’ils ne demandent que cela. On s’en réjouit et pour cela aussi, on osera réitérer un « merci Anne Hidalgo ».

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