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Annonces de Macron pour les banlieues : des réactions contrastées

ActualitésTerritoires

le 23 Mai 2018

Le discours du Président de la République Emmanuel Macron sur les banlieues et territoires en difficulté s’est attiré des réactions diverses de la part de plusieurs associations…

Pour l’Association des Maires de France, « il reste nécessaire d’apporter des réponses sur les moyens financiers mis au service de la reconquête des territoires. Il ne peut pas y avoir d’ambitions sans moyens. L’Agence de Cohésion des Territoires, proposée par l’AMF et dont la création a été confirmée par le Président de la République, devra se voir affecter une part importante de ces moyens nouveaux. Son action s’adressera à tous les territoires en difficulté, aussi bien urbains que ruraux (…) L’AMF reste en attente des précisions à venir sur la mise en oeuvre des mesures annoncées dont les maires seront les acteurs incontournables ».

L’Association Villes de France rappelle que « loin de n’être qu’un fait touchant la périphérie des grands ensembles urbains », 390 villes de taille moyenne « ont des quartiers Politique de la ville en raison de critères de pauvreté par habitant (…) Les solutions doivent porter singulièrement sur la lutte contre la paupérisation des populations, en particulier grâce au développement économique des quartiers (…) Toutes les solutions envisagées doivent se construire en étroite association avec les habitants, en ne plaquant pas des solutions identiques partout sur le territoire national ».

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR), par ailleurs président de France Urbaine, constate que le Président de la République « n’a éludé aucun des sujets essentiels qui font le quotidien des élus locaux : la sécurité, la lutte contre les trafics de stupéfiants, ainsi que la radicalisation. Il a convenu que la stratégie la plus efficace devait se déployer à l’échelle de nos métropoles et de nos agglomérations. Il a reconnu que rien ne pourrait se faire sans les maires. Emmanuel Macron a raison de vouloir laisser son costume de « Président des villes » pour prendre celui des quartiers populaires ».
Enfin, Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a affirmé regretter le manque d’ambition du discours, notant qu’à l’inverse, « tous les poncifs » sur la banlieue y étaient. Il y manque « la prise en compte de ce que souhaitent les habitants des quartiers eux-mêmes ». A ces 4,8 millions de personnes « on leur dit « pas de plan, une méthode, vous ce sera une méthode », alors que dans le même temps le gouvernement donne « 3,2 milliards de baisse de l’impôt sur la fortune » aux plus riches, a-t-il critiqué. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 27/07/2018

Vacances : j’oublie tout (ou presque)…

Avant la rupture du mois d’août, grande tradition hexagonale qu’Immoweek respecte en interrompant ce « 13 heures » jusqu’au 20 août, il n’est pas inutile de dresser un bilan, rapide, de la situation des marchés et des professionnels qui les font vivre. On a déjà eu l’occasion de le constater : le secteur immobilier vit actuellement une forme de schizophrénie ou, si l’on préfère, joue en même temps à Jean qui rit et Jean qui pleure. Côté larmes, on sent pointer l’inquiétude de la FFB avec tous les acteurs concernés, promoteurs au premier rang, analysant la baisse des mises en chantier, dans le secteur social comme dans celui des maisons individuelles. Le monde HLM, majoritairement, soumis à une réforme qui va tailler dans les structures, changer les mécanismes, est aussi inquiet. Côté joies, on comptera bien sûr le monde de l’immobilier d’entreprise, qui dans la promotion comme dans l’investissement, dans la location (avec le meilleur 1er semestre depuis 10 ans !) comme dans la gestion voit la vie en rose.

Mais cette situation, différenciée, n’est pas si facile à présenter- on allait dire à défendre !- aux pouvoirs publics, aux responsables de la Cohésion des territoires, comme à Bercy, toujours là pour serrer les cordons de la bourse. Car les résultats des promoteurs sont excellents (nous ne reprendrons pas la litanie des chiffres 2017, souvent records), ceux des foncières également (même si la Bourse ne leur est pas favorable en ce moment) et les innovations, les start-ups, les nouvelles générations sont de plus en plus présentes, parfois au premier plan. Bref, le secteur ne dort pas et n’a pas dormi. On peut être certain qu’après ces quelques jours, nous retrouverons un secteur en pleine rénovation – le mot est choisi. Comme toujours, les mutations seront parfois difficiles, et même douloureuses : espérons en commun que les nuages iront en s’éclaircissant, même dans le secteur HLM. Et que nous pourrons collectivement tout oublier (ou presque) pendant ces vacances que nous vous souhaitons belles, reposantes ou au contraire dynamisantes, en tout cas heureuses.

Portrait

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