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Le choix Immoweek : 13 milliards d’euros d’économies pour les collectivités territoriales

ActualitésTerritoires

le 17 Juil 2017

Cet évènement exceptionnel que s’avère être la toute première Conférence des Territoires, au Sénat, nous offre notre « chiffre » de la semaine : celui-ci est tout trouvé, annoncé par le ministre de l’Action et des Comptes Publics Gérald Darmanin : 13 milliards d’euros. Il s’agit, d’ici 2022, de la baisse des dépenses que devront réaliser les collectivités territoriales… Mais comment mettre en oeuvre une telle réforme ?

Le ministre l’a annoncé devant les élus locaux. Il suivait en cela le Premier ministre, Edouard Philippe, qui signalait en ouverture que l’effort budgétaire des régions, départements, communes et autres collectivités serait « globalement important ». Celui-ci, prudent, avait évoqué une fourchette de 10 à 13 milliards d’euros, découlant d’une réflexion sur la fiscalité locale, la taxe d’habitation et l’ensemble du système de financement des collectivités territoriales.

Edouard Philippe a annoncé cinq chantiers prioritaires, sans qu’il s’agisse de « big bang » : l’adaptation des structures aux territoires, la décentralisation garantie, un « contrat de mandature » (pacte financier responsable), une lutte contre les fractures territoriales et la transformation écologique et numérique des territoires.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, a parallèlement décidé de recentrer les aides au logement et de renforcer le budget de l’Anru. « Le cœur du problème est dans deux tiers des zones de France que sont le Grand Paris, la Région Rhône Alpes et le sud est ; ce sont ces territoires qu’il faut accompagner ».

Une démarche collective

Pour préparer cette conférence, quelques chiffres aussi : des courriers ont été adressés aux 36 000 élus municipaux et collectivités territoriales, un appel à contributions afin de connaître leurs aspirations et de pouvoir ainsi mieux préparer la réforme des collectivités territoriales.

Lors de cette conférence, 400 structures étaient ainsi invitées au Sénat, et 600 personnes s’étaient inscrites pour participer aux ateliers mis en place à l’occasion de la conférence.

Les Conférences des Territoires se succéderont chaque semestre ; il faut dire que le chantier s’annonce de longue haleine, et avec lui de longues négociations… François Baroin, président de l’Association des Maires de France (LR) s’est en effet affirmé « plus que réservé » : « en baissant les dépenses publiques, ce sont les services publics locaux qui risquent d’être altérés, l’investissement local qui va baisser, les territoires qui n’auront plus de marge pour se développer… » Immoweek suivra, bien sûr, le dossier !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 26/04/2018

Des déchets qui valent de l’or

Le titre est facile, mais exact. Aller fouiller dans les bennes des chantiers de déconstruction pour voir ce qu’on peut récupérer, avilissant ? Pas tant que ça. Les matériaux récupérables permettent non seulement d’économiser en dépenses de matières premières, mais cela évite surtout de produire de nouveaux matériaux et permet, ainsi, de limiter l’impact carbone du chantier. Pourquoi promoteurs, maîtres d’ouvrages, urbanistes, architectes, ne se sont-ils pas lancés dans cette filière de réemploi plus tôt ?

Car le sujet date d’hier : le Grenelle de l’Environnement, époque Jean-Louis Borloo, évoquait l’idée dans ses objectifs de réduction de l’empreinte carbone. Le Pavillon de l’Arsenal y avait même consacré une exposition… il y a trois ans ! Gageons que la directive européenne sur les déchets – qui date tout de même de décembre 2010… -, qui définit l’objectif de recyclage de 70 % des déchets de construction et de déconstruction à horizon 2020, a fait avancer les choses. L’échéance est proche et se fait de plus en plus urgente, alors que les professionnels du secteur estiment que ce taux s’établit aujourd’hui entre 40 et 50 %.

Mais oui, les choses avancent. Tout d’abord, les projets de cet ordre se multiplient. En fidèle habitant du 12ème arrondissement, l’exemple qui m’est le plus « proche » est celui de la Caserne de Reuilly : Paris Habitat redéveloppe cette ancienne caserne militaire en un ensemble de plusieurs bâtiments de logements. Mais n’oublions pas que la destination originale de ce lieu – très secret des habitants puisque jusqu’alors gardé par de hauts murs – était… de loger les militaires ! De nombreux éléments meublants intérieurs – lavabos, miroirs, paterres, mais aussi matériaux bruts de construction – ont été conservés, et – pardonnez le barbarisme – « home-stagés ».

Phénomène plus profond de ce véritable changement idéologique de construction, l’organisation de la filière, par le biais de partenariats. Et ils sont nombreux. Citons par exemple la création de Cycle Up en fin d’année dernière par deux filiales de la Caisse des Dépôts, et pas des moindres : Egis et Icade.  Et cette filiale s’est tout récemment associée à Hesus Store, spécialiste de la gestion des déblais et des apports sur les chantiers, afin de « proposer une offre claire, structurée et pérenne à tous les acteurs du marché́ en unissant leurs compétences respectives ». Objectif on ne peut plus explicite ! Et dans le BTP, c’est Legendre qui, en Bretagne, s’associe à Envie et Veolia pour recycler et valoriser les déchets de chantier et créent « Tri-VEL » : Trois acteurs associés pour le Recyclage des déchets du BTP et l’Insertion de personnes en difficulté – Veolia Envie et Legendre. Il s’agit ni plus ni moins que d’une usine de recyclage qui pourra traiter, dès septembre prochain, près de 24 000 tonnes de déchets par an et plus de 75 % d’entre eux pourront ainsi être valorisés dans des filières spécifiques. Hâte de voir d’autres initiatives de ce type…

Portrait

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