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Le choix Immoweek : à Hong-Kong, une place de parking à 592 000 euros

ActualitésTerritoires

le 15 Juin 2017

Les rendez-vous d’Immoweek s’aventurent régulièrement du côté du gigantisme, qu’il s’agisse de Londres, New York ou Dubaï ; mais Hong-Kong semble se faire une place de choix. Après le foncier à 3 milliards de dollars, c’est une simple place de parking dans l’agglomération huppée d’Upton qui a été achetée 592 000 euros (664 620 dollars) par Kwan Wai-ming, directeur général d’Huarong Investment Stock Corporation Ltd. Un record qui s’explique aisément par la configuration de l’immobilier hongkongais…

Il faut dire que l’homme d’affaires hongkongais n’en est pas à son coup d’essai : depuis 2014, Kwan Wai-ming a déboursé plus de 10 millions d’euros pour s’octroyer deux unités d’habitation et trois places de stationnement, celle-ci comprise. Cela peut paraître encore plus aberrant quand on sait que le prix moyen d’un appartement de 60 m2 à Hong-Kong est de 500 000 dollars, mais les places de parking font l’objet de transactions fiévreuses et bien plus chères.

En 2012, la première fortune du continent asiatique Li Ka-Ching avait ainsi vendu 514 places de parking pour 77 millions de dollars (60 millions d’euros). Une des places avait atteint la somme de 166 000 dollars à l’époque et certains lots d’espaces situés dans les Nouveaux Territoires, près de la frontière de la Chine continentale, ont été revendus avec des plus-values à 38 000 dollars l’unité.

La bulle immobilière y est devenue un sujet politique depuis la rétrocession de l’ex-colonie britannique en 1997, rappelait l’AFP après qu’un terrain ait été vendu 3 milliards de dollars dans le centre de Hong-Kong. Les petites entreprises ferment leurs portes, incapables de faire face au coût du loyer, tandis que de très nombreux habitants ne peuvent louer des appartements décents, sans parler d’acheter un logement. L’envol des prix a été aidé par l’arrivée de riches investisseurs venus du continent, ce qui pousse l’opposition à considérer les promoteurs immobiliers comme autant de séides du pouvoir de Pékin. Dans l’économie ultralibérale de Hong-Kong, l’investissement dans les places de stationnement est devenu un business juteux ; d’après Capital, acheter un parking à Paris ou dans certaines grandes agglomérations pourrait rapporter entre 7 et 10 % chaque année.

N’oublions pas que si le prix d’une place de parking en France est situé entre 6 000 et 15 000 euros, elle peut atteindre les 50 000 euros dans les 1er, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème, 16ème et 17ème arrondissements de Paris, dans les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Des prix qui risquent singulièrement d’augmenter dans les années qui viennent, la piétonnisation de Paris étant à l’ordre du jour. Et transformer un tel espace en box ferait augmenter le prix de la place entre 20 et 30 %.

Pensez-y… Et regardez où vous vous garez, où que vous soyez !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 25/04/2018

Du bois, oui, mais du bois français !

Les projets immobiliers en bois poussent comme des champignons sur notre territoire. A Bordeaux, La Défense, mais aussi tout proche de nous dans le 13ème arrondissement de Paris, les programmes tout de bois constitués sont légion.

La semaine dernière encore, nous apprenions que le lauréat du site de Rosny-sous-Bois (93) a été attribué, dans le cadre de l’appel à projets Inventons la Métropole du Grand Paris (première version), au groupement Compagnie de Phalsbourg/REI Habitat, pour « Le Village Vertical », un immeuble de 50 mètres de haut, en structure bois avec, toutefois, des « noyaux de contreventement en béton armé » (tout comme les parkings, eux aussi en béton). De fait, le bois a la cote dans la construction et les associations ou groupements qui le promeuvent, affichent des prévisions très positives en la matière, tant pour le secteur du logement collectif, que pour la construction de maisons individuelles ou les ouvrages d’extension ou de surélévation de bâtiments existants.

Promoteurs privés et bailleurs sociaux plébiscitent ces chantiers plus rapides, moins « polluant » pour le voisinage, aux vertus « vertes » désormais avérées. Et l’apparition du label E+C, qui prend en compte l’impact carbone, devrait créer un attrait supplémentaire à ce matériau, (le seul dit-on) capable de séquestrer du CO2 au lieu d’en émettre.
Mais pour l’heure, une part importante du bois utilisé dans la construction provient d’autres pays d’Europe. Malgré l’abondance et la qualité de nos forêts, le bois français reste encore insuffisamment exploité pour l’instant. Or, la filière bois a tout récemment reçu un appui de taille : celui du Président de la République qui a plaidé, lors d’un déplacement dans les Vosges, pour une « politique volontariste de relance de la filière bois ».

Averti du potentiel de développement – en terme d’emplois notamment, 450 000 a priori – et des vertus de filières de production locales, Emmanuel Macron a fait valoir la nécessité d’une politique volontariste de relance de la filière avec un reboisement « massif » et « davantage » d’investissements. Et de préciser qu’un accent particulier devrait être mis sur « la construction en bois ». « On construit actuellement avec du bois importé » explique-t-il, « alors que la France a une vraie grande forêt, c’est un problème ». Un problème dont plusieurs collectivités locales se sont pourtant d’ores et déjà emparé. Citons Bordeaux, où, sur le périmètre Euratlantique, les programmes d’immeubles en bois devront être bâtis avec du bois des Landes ; Grenoble, qui compte bien faire la part belle au bois des Alpes ou encore « La Wood Valley », surnom de la filière bois vosgienne. Cette filière bois, que le Président appelle de ses vœux, a déjà ses acteurs. Reste maintenant à la promouvoir davantage !

Portrait

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