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Le choix Immoweek : l’Apur fait le point sur la refondation de Paris

ActualitésTerritoires

le 13 Juil 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », nous nous sommes arrêtés sur l’étude de l’Apur qui fait le point sur « La Ville autrement », sous-titrée « initiatives citoyennes, urbanisme temporaire, innovations publiques, plate-formes numériques « à l’échelle de la Métropole du Grand Paris ». Comment la Ville Lumière fait-elle face aux mutations du début du XXIè siècle, à savoir la révolution digitale et l’engagement citoyen ? Comment ses politiques se mettent-elles en oeuvre ? Qu’est-ce qui les rapproche ? Et quels sont leurs enjeux ?

Ces « nouveaux modes de faire », qu’il s’agisse de start-ups, de nouveaux usages des lieux ou de collectifs citoyens, se distinguent en quatre dynamiques d’après l’Apur : l’innovation publique, l’urbanisme temporaire, les initiatives citoyennes et le développement de plate-formes numériques. Avec elles viennent les changements d’approche (s’appuyer sur l’usage et les usagers), de temporalité (des projets sur le temps court, éphémères), d’outils (usage d’Internet pour la déhiérarchisation et la mise en réseau) et de leadership (la société civile et les acteurs non institutionnels sont au centre du projet).

  • Des projets axés sur l’approche collaborative. On peut citer le budget participatif de Paris, Réinventer Paris, Réinventons nos places ;
  • Des projets engagés dans l’urbanisme temporaire et de transition. On peut citer les Grands Voisins, le 6B, le Freegan Pony, ou le centre de premier accueil pour migrants Porte de La Chapelle ;
  • Comme initiatives citoyennes et numériques, Comme à La Maison by Singa, Le Carillon, Ya+K, le financement participatif avec Kiss Kiss Bank Bank.

L’Apur, dans son étude accessible sur son site, met l’accent sur les retombées économiques et sociétales de ces projets, la nécessité d’accompagner les services concernés par la mise en oeuvre des projets nouveaux, l’évolution du cadre juridique souvent inadapté et l’enjeu de la soutenabilité économique pour les projets d’urbanisme temporaire.

Bref, l’occasion de voir en perspective la façon qu’a Paris de se réinventer… Et de se demander si on peut aller plus loin !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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