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Emmanuel Macron souhaite la mise en oeuvre du « Pacte de Dijon »

ActualitésTerritoires

le 22 Mai 2018

Le « Pacte de Dijon », dont Emmanuel Macron a souhaité la mise en oeuvre, prône la mobilisation de tous les acteurs, publics ou privés, à l’échelle des métropoles et des agglomérations, pour renforcer la cohésion urbaine et sociale.

« C’est à l’échelle des métropoles et intercommunalités qu’une stratégie pour la politique de la ville est la plus efficace », écrivent France Urbaine (grandes villes, agglomérations…) et l’Assemblée des Communautés de France (AdCF) à l’origine du texte, dans un communiqué diffusé après l’intervention du Chef de l’Etat.
Présenté début avril à Dijon, ce pacte a déjà été signé par 75 présidents d’intercommunalités, dont 22 présidents de métropoles et maires de grandes villes, précisent-elles. Il décline plusieurs axes – emploi, numérique, mobilités, éducation, formation, action sociale, sécurité, justice… – sur lesquels les métropoles et agglomérations sont prêtes à s’engager.
« Ce pacte entend également mobiliser tous les acteurs concernés, publics ou privés, pour assurer une réelle subsidiarité, au plus près des territoires » soulignent les associations.
« Banco pour le Pacte de Dijon ! On fait et on y va. C’est la bonne échelle, la bonne force de propulsion et je souhaite qu’on puisse avancer sur ce sujet » a lancé Emmanuel Macron en présentant ses mesures pour les quartiers et territoires défavorisés.
Les difficultés d’un quartier comme Le Mirail ne peuvent être réglées « qu’à l’échelle de Toulouse et de la métropole », « pas au niveau du quartier » a-t-il fait valoir. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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