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Grand Paris : des élus alertent Edouard Philippe sur les conséquences d’un retard dans la construction de la ligne 18

ActualitésTerritoires

le 19 Fév 2018

Dans un courrier adressé au Premier ministre Edouard Philippe, un collectif d’élus* des Yvelines et de l’Essonne interpelle l’exécutif sur les conséquences  « d’un nouveau retard apporté à la réalisation de la ligne 18 ».

Ils soulignent que « le développement du projet de pôle scientifique de Saclay a été conçu autour de la ligne 18. Le plus grand campus de notre pays ne peut être une réussite sans ce transport lourd. Depuis plusieurs années, malgré les difficultés, les industriels, les scientifiques et les élus ont accompagné ce pari. Ils ne doivent pas être déçus ».

Ils poursuivent : « le premier tronçon entre Orly et le CEA doit être lancé sans délai, dans le même mouvement que les lignes consacrées aux Jeux Olympiques dans un calendrier compatible avec une ouverture en 2024 aux aléas de chantier près. Cela signifie précisément une relance immédiate des procédures et un début des travaux de forage en 2019. C’est, nous en sommes convaincus, la seule décision à même de sauver le projet de Paris-Saclay ».

*Didier Baichère (député des Yvelines), Pierre Bédier (président du Conseil départemental des Yvelines), Vincent Delahaye (vice-président du Sénat), Grégoire de Lasteyrie (maire de Palaiseau), François de Mazières (maire de Versailles), Nicolas Samsoen (maire de Massy), Jean-François Vigier (maire de Bures-sur-Yvette), Jean-Noël Barrot (député des Yvelines), Michel Bournat (maire de Gif-sur-Yvette), président de l’agglomération Paris-Saclay (CPS), François Durovray (président du Conseil Départemental de l’Essonne), Michel Laugier (sénateur des Yvelines), Amélie de Montchalin (députée de l’Essonne), Alain Schmitz (sénateur des Yvelines), Francisque Vigouroux (maire d’Igny),  Stéphane Beaudet (vice-président du Conseil Régional d’Ile-de-France), Laure Darcos (sénatrice de l’Essonne), Jean-Michel Fourgous (maire d’Elancourt), Martin Lévrier (sénateur des Yvelines), David Ros (maire d’Orsay), Jean-Yves Senant (maire d’Antony) et Cédric Villani (député de l’Essonne).

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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