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Le choix Immoweek : les scientifiques arrivent dans le Marais…

ActualitésTerritoires

le 20 Sep 2018

Le Marais ne cesse d’évoluer : en effet, le Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) vient de s’installer au 8-10, rue Charles V, entre la Seine et la Bastille. Ce centre dédié à l’innovation dans l’éducation et la pédagogie, aux rencontres entre étudiants, enseignants, chercheurs, institutions et grand public, bénéficie d’un immeuble flambant neuf qui s’imposait comme « immeuble de la semaine ».

Ex-Institut Innovant de Formation par la Recherche, le CRI s’installe dans les anciens locaux de l’UFR d’études anglophones de Paris Diderot, parti en 2013 et dont les bureaux sont revenus dans le patrimoine de la Ville de Paris. La Ville s’engage avec la RIVP-Hénéo, ainsi que la Fondation Bettencourt Schueller, porté par les plans d’Eddy Vahanian, du studio Architecture Patrick Mauger et Daniel Lefèvre, pour réhabiliter le site, tâche entreprise en 2016. A présent, le CRI occupe les lieux sur plus de 5 000 m2.
Concerné par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur du quartier du Marais, l’immeuble a bénéficié d’une extension contemporaine et sensible aux enjeux environnementaux et de l’installation de lieux d’échanges. Pour sa part, l’ancien Hôtel de Maillé, datant du XVIIème siècle et transformé au détour du XIXème en immeuble de rapport, se trouve relié au 8, rue Charles V, un ensemble datant de 1938, par l’extension.

L’ensemble compte un « open lab », un « learning center », une salle d’échanges interdisciplinaires, des laboratoires, un amphithéâtre de 150 places, un studio de tournage « Mooc », des salles de cours et des bureaux, le tout sur sept niveaux, avec des façades vitrées respectant l’ordonnancement des façades historiques. La résidence réservée aux étudiants et aux chercheurs rassemble 55 logements meublés de typologies variées.

Le Marais devient donc vecteur du savoir universitaire, ainsi que d’un immeuble rénové et respectant infiniment le Plan Climat de la Ville de Paris… Bonne installation au CRI !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 17/05/2019

Foncières, arbitrez !

L’immobilier et la Bourse ont rarement formé un ménage en bon entente. « Les foncières ont tout intérêt à exploiter les différences de valorisation entre marchés physiques et boursiers » : c’est, ainsi, le titre d’un récent « point marché » de Laurent Saint Aubin.

Le gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy fait valoir que « malgré la visibilité supérieure des résultats des foncières et la valeur de leurs actifs nets réévalués (véritable reflet de la valeur de ces sociétés), les foncières européennes continuent d’afficher une décote moyenne sur ANR voisine de 10 % (et, dans certains cas, atteint près des 30 %, ndlr). Une situation paradoxale alors même que la prime de risque sur l’immobilier sous-jacente à l’immobilier européen est très supérieure à sa moyenne historique ». Le spécialiste prend l’exemple de la foncière irlandaise Green REIT, dont le titre, après l’annonce de sa mise en vente « pour maximiser la création de valeur » et qui se traitait avec une décote sur ANR proche de 20 %, a fortement rebondi ». Et de préciser que « la sous-valorisation structurelle dont souffrait le titre était d’autant plus paradoxale que l’environnement de marché demeure très favorable en Irlande »…

Du coup, le gérant en tire une leçon : « les grandes foncières, qui possèdent généralement les meilleurs actifs, souvent les plus liquides, ont intérêt à accroître leurs cessions pour se désendetter ou en redistribuer le produit à leurs actionnaires, soit directement, soit par le biais de programmes de rachats d’actions. C’est un moyen immédiat et efficace d’exploiter les différences de valorisation entre marchés physiques et boursiers »… Laurent Saint Aubin conclut : « cela permet aussi d’augmenter le profil rendement/risque des actions des sociétés du secteur, en soutenant la rentabilité des fonds propres ou en diminuant le risque financier et, donc, de renforcer son attractivité, alors que les marchés restent avides d’entreprises « de croissance » qui ne peuvent subsister qu’avec des injections régulières de cash pour financer leur cycle d’exploitation »…

Portrait

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