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Politique de la ville : grand oral devant les Maires de France

ActualitésTerritoires

le 19 Avr 2017

Les représentants de cinq candidats à la présidentielle ont tenté de répondre aux questions des maires de France sur la politique de la ville et, en particulier, des « quartiers prioritaires », parfois avec approximation.

Aucun des onze candidats à l’élection présidentielle n’était présent pour répondre aux interrogations des associations France Urbaine, Ville & Banlieue et de l’Association des Maires de France (AMF) à Paris. Le grand oral a simplement réuni les représentants de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et François Fillon.
Tous devaient répondre à quatre questions précises sur la politique de la ville et l’avenir des « quartiers prioritaires », en passant par le logement, l’éducation et l’emploi.
Mais dans l’ensemble, les équipes se sont contentées de considérations générales. « Il faudrait remplacer la politique de la ville par la politique de la banlieue », a ainsi proposé le représentant de Marine Le Pen, Mikaël Sala, devant la quarantaine d’élus locaux réunis dans l’auditorium de l’AMF.
« Il faut consacrer 50 % du temps à l’école à l’apprentissage du français, afin de faire baisser le chômage dans les quartiers », a proposé le représentant de la candidate FN.
Chez les autres candidats, quelques approximations aussi, malgré des programmes plus précis. Jean-Luc Mélenchon a envoyé Jeannick Le Ladagec, adjointe au maire de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), présenter ses propositions « pour un logement universel et durable ». Interrogée par une élue sur la place des femmes dans la ville, elle a confessé qu’elle « n’avait pas étudié en détail » cette problématique et a invité l’auditoire à consulter le programme du candidat de La France insoumise.
« Pourriez-vous être plus précis ? », ont pourtant demandé plusieurs participants aux émissaires des candidats. Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse qui présidait la rencontre, a ainsi regretté que « la politique de la ville soit peu débattue » pendant la campagne, malgré les satisfécits qu’il a décernés aux représentants d’Emmanuel Macron et François Fillon. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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