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Potentielle « taxe béton » de Nicolas Hulot : une « mauvaise réponse » pour la FPI

ActualitésTerritoires

le 11 Oct 2017

Suite à l’annonce d’un projet du ministre de la Transition Ecologique Nicolas Hulot d' »une nouvelle taxe destinée à lutter contre la consommation d’espaces agricoles et à financer la protection de la biodiversité qui porterait sur les opérations d’aménagement », la Fédération des Promoteurs Immobiliers a jugé la solution de « l’instrument fiscal (…) une réponse très pauvre ».

Concédant que « l’utilisation raisonnée des sols est un enjeu de société majeur », la FPI rappelle que « ses adhérents, très présents en secteur urbain, sont d’ailleurs des acteurs de la densification, qui très majoritairement redonnent vie à des friches (industrielles, ferroviaires, militaires…) et permettent de construire des logements sans artificialiser de nouveaux espaces naturels ».

Mais elle souligne que cette « logique d’utilisation raisonnée des sols est malheureusement moins mise en œuvre dans les espaces périurbains ». Et affirmer « ne [pas partager] la réponse que le ministre de la Transition écologique semble envisager. En effet, ce sujet engage de multiples acteurs (élus locaux, aménageurs, constructeurs, propriétaires fonciers…), dont chacun détient une partie de la solution tout autant qu’il se positionne à la croisée d’enjeux qui doivent faire l’objet d’échanges et de compromis (développement local, économie, qualité de vie, cohésion des territoires…) ».

En conclusion, elle estime que « la « taxe béton » est donc une mauvaise réponse à un vrai sujet qui mérite davantage qu’une caricature d’action publique ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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