Chargement

retour Accueil > Territoires > Interviews > Karim Habra (LaSalle Investment Management) :...

Karim Habra (LaSalle Investment Management) : « De réelles opportunités d’investissements »

InterviewsTerritoires

le 12 Juil 2017

Président de LaSalle Investment Management France

Il est intéressant (et plaisant !) d’observer que même les investisseurs d’origine étrangère s’intéressent au Grand Paris. A l’exemple de LaSalle Investment Management qui a investi quelque 700 millions d’euros dans des projets développant, au total, quelque 100 000 m2 dans le cadre de la mise en place du Grand Paris. Et ce n’est pas fini explique Karim Habra. Le président de la société d’investment management en France avait déjà développé sa stratégie dans une interview détaillée publiée dans notre lettre « Immoweek Tertiaire » du 27 avril dernier. Nous en reprenons ici de larges extraits au côté du texte de cet investisseur engagé.

LaSalle Investment Management est un acteur de référence de l’investissement dans l’immobilier commercial à création de valeur. Nous nous concentrons essentiellement sur des localisations établies ou des emplacements à fort potentiel, notamment à Paris ou en région parisienne. Dès lors, le Grand Paris revêt un réel intérêt pour nous, notamment les projets en matière de transport, dont l’échéance est prévue entre 2019 et 2023.

Dans cette optique, nous avons acquis, pour le compte d’un de nos fonds paneuropéen « value add », l’immeuble « Périsight », un actif de bureaux de 9 600 m2 situé Porte Pouchet, à Clichy-la-Garenne (92), dont la livraison est prévue pour le second semestre 2018. Cet actif bénéficiera, en 2019, de l’extension de la ligne 14 vers Clichy-la-Garenne et Saint-Ouen (93). Conçu par le cabinet d’architecte SCAU, il fera partie d’un ensemble mixte proposant des bureaux, un hôtel trois étoiles, des locaux d’activités, un parking privé et un parking public.

De même, l’extension du RER E en 2020 vers La Défense et Nanterre-La Folie « consolidera » La Défense comme premier quartier d’affaires d’Europe. Nous avons ainsi acquis, début 2016, l’immeuble « Les Saisons », qui laissera place à la tour « Alto », une tour de bureaux dernière génération de 51 000 mètres carrés à l’entrée de La Défense, qui sera livrée en 2020.

Enfin, en anticipation de la création de la ligne 15 au sud de Paris en 2022, LaSalle s’est porté acquéreur de l’immeuble « Périsud » situé dans le 14ème arrondissement de Paris. Construit en 2004, « Périsud » est un immeuble siège, flexible et moderne, d’environ 33 500 m2 de surface utile. Cet ensemble emblématique est entièrement vacant depuis la fin du bail de Sanofi et fera l’objet d’un programme de rénovation complet, avec une livraison prévue début 2018. Il bénéficiera donc de prestations techniques et immobilières aux standards internationaux et proposera de grands plateaux climatisés de 1900 à 4 200 m2, répartis sur sept étages, assurant une flexibilité d’aménagement optimale.

Au total, 700 millions d’euros ont été investis pour environ 100 000 mètres carrés de bureaux. Au-delà, à un horizon 2025, Saint-Denis présente également un intérêt avec le développement de la gare Pleyel. Parallèlement, nous développons des partenariats avec des promoteurs impliqués dans le Grand Paris, notamment au travers de Vefa…

Capture d’écran 2017-07-11 à 17.04.12

Retrouvez l’intégralité de l’interview ici.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

Chargement