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Gérard Penot remporte le Grand Prix de l’Urbanisme

ParcoursTerritoires

le 22 Mai 2015

Le Grand Prix de l’Urbanisme 2015, dont le jury est présidé par François Bertrand, sous-directeur de l’aménagement durable à la DGALN (Direction générale de l'aménagement, du logement et de la nature), est décerné à Gérard Penot, (Atelier Ruelle). Le Grand Prix sera remis par Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Egalité des Territoires et de la Ruralité, lors d’une cérémonie officielle, à l’automne 2015.

Gérard Penot, né en 1949 à Paris est urbaniste. Il a fondé l’Atelier Ruelle en 1980, qui regroupe urbanistes, architectes et paysagistes. Il s’est constitué sur l’idée qu’intervenir dans un processus urbain supposait de lier l’ensemble de ces démarches et compétences souvent cloisonnées.

« Le jury a souhaité saluer, notamment en période de crise durable, la démonstration que la sobriété des interventions peuvent être synonymes de qualité et durabilité. Il a souligné un urbaniste du soin, de la ville à pied et de l’usage, ainsi que ses théories de l’amabilité urbaine et de la conversation » précise le ministère du Logement.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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