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Le choix Immoweek : le 34 Avenue Reille, du bureau au logement en plein Paris

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le 22 Nov 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré à « l’immeuble », nous revenons sur l’un des plus grands chantiers de reconversion d’immeuble qu’ait pu voir Paris ; un chantier long de 27 mois qui a fini par convertir le 34, avenue Reille, dans le 14ème arrondissement de Paris, un vieil immeuble de plus de 5 000 m2 de bureaux, en une résidence de 85 logements signée Novaxia. Lors de l’inauguration d' »Esprit Sagan », une opération du même type dans le 6ème arrondissement réalisée par Pitch Promotion, Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris, chargé du Logement et de l’Hébergement d’urgence, avait promis plus de reconversions d’immeubles de bureaux en logements… Petit zoom sur cette nouvelle réalisation.

Etaient présents à l’inauguration, le 21 novembre 2016, Ian Brossat, la maire du 14ème arrondissement Carine Petit, le député de la circonscription Pascal Cherki, ainsi que l’adjoint à la mairie du 14ème chargé de l’Habitat, de la Gestion locative et des Sports, Amine Bouabbas.

L’immeuble originel, faisant plus de 10 étages, avait été édifié en 1976. Il a été acheté par le fonds d’investissement Novaxia Immo Club 1, géré par le groupe Novaxia pour le compte d’investissements particuliers, avant qu’Espaces Libres Architectes ne se charge des plans. A présent, cet immeuble compte 85 logements, du studio au T4, avec pour certains une vue imprenable sur le parc Montsouris. Le rez-de-chaussée accueille une crèche de 500 m2, gérée par la société Kid’s Cool, d’une capacité de 42 berceaux.

Une oeuvre de l’artiste Guillaume Bottazzi, une peinture à l’huile, vient agrémenter l’entrée de l’immeuble, dans le cadre de la charte « 1 immeuble, 1 oeuvre », dont Novaxia était signataire.

Le 34 avenue Reuille avant et après les travaux (Novaxia)

Le 34 avenue Reille avant et après les travaux (Sacha Lenormand)

Lors de l’inauguration d' »Esprit Sagan », rue du Cherche-Midi, dans le 6ème arrondissement de Paris, Ian Brossat était déjà revenu sur le dossier de la reconversion des immeubles de bureaux. Cet ensemble tertiaire datant de 1975, avait été transformé en 32 lots, dont 11 logements sociaux, apportant une mixité sociale dans un quartier historiquement aisé. L’adjoint à la maire de Paris avait rappelé que la Mairie de Paris avait proposé que les immeubles qui suivraient ce processus soient exemptés de taxe foncière pour cinq ans…

Le tableau de Guillaume Bottazzi au 34 avenue Reuille (Sacha Lenormand)

Le tableau de Guillaume Bottazzi au 34 avenue Reille (Sacha Lenormand)

Cette réalisation illustre le savoir-faire de Novaxia sur la transformation de bureaux en hébergement. A travers cette opération, nous avons su faire concilier l’intérêt de tous les acteurs de ce projet. Cette transformation qui s’inscrit dans le cadre d’un programme de rénovation de ce quartier a séduit la mairie de Paris, les riverains mais également nos investisseurs qui nous font confiance depuis plus de 10 ans.

Joachim Azan, président fondateur du groupe Novaxia

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/07/2021

Investissement : vers un « net rebond »…

« D’une manière globale, les résultats se tassent avec un volume investi en immobilier banalisé qui a baissé d’un tiers au premier semestre 2021 » soulignait Nicolas Verdillon la semaine dernière dans nos colonnes à propos du marché de l’investissement en immobilier d’entreprise.

Le « managing director » en charge de la ligne de métier investissement de CBRE France évoquait un « marché actuellement très contrasté » et, surtout, estimait qu’« au final, nous devons faire attention à l’immédiateté des chiffres car les tendances de fonds sont plutôt bonnes. Les capitaux sont là. Par conséquent, pour les tous prochains mois nous sommes d’avis que la dynamique des marchés à l’investissement devrait être un peu moins erratique et se stabiliser peu à peu pour se renforcer »…

« Après un 1er trimestre 2021 dynamique (5,2 milliards d’euros engagés), les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ralentissent significativement au 2ème trimestre avec seulement 3,6 milliards d’euros investis » constate également BNP Parias Real Estate. Mais, Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, anticipe qu’« avec l’accélération des dossiers en cours de cession, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France pourraient se rapprocher du seuil des 30 milliards d’euros en 2021 » …

De même chez JLL, Stephan von Barczy souligne que « cette baisse d’activité était attendue, un certain nombre de marketings, émanant notamment de foncières françaises, n’ayant pas pu se concrétiser en fin d’année 2020. Le marché n’a, par ailleurs, pas pu retrouver son fonctionnement normal, le Mipim ayant de nouveau été annulé cette année. L’activité de « pitch » n’a ainsi réellement commencé qu’en mars, alors que certains dossiers normalement initiés lors du salon auraient pu se concrétiser au 2ème trimestre ». Et le directeur du département investissement de JLL de conclure : « nous anticipons, néanmoins, une reprise de l’activité au second semestre »…

Tout comme chez Knight Frank, pour qui « malgré la progression du variant Delta, la progression de la couverture vaccinale, le rebond de l’activité économique, le redressement progressif des marchés locatifs et les grandes opérations en cours de finalisation sont autant d’éléments permettant de tabler sur un net rebond des volumes investis d’ici la fin de 2021 ». Cependant, ce conseil considère, pour sa part, que « le retard pris au 1er semestre et le manque d’offres « prime » ne devraient pas permettre d’atteindre le résultat de l’an passé (26,3 milliards d’euros). L’année 2021 pourrait donc constituer le point bas de cette période d’épidémie, même si l’impact sera bien moindre que lors de la grande crise financière (7,2 milliards investis en 2009) ». Car « les liquidités à placer sont, en effet, abondantes et le « spread » reste favorable au compartiment immobilier en dépit d’une remontée des taux obligataires. Globalement stables, les taux de rendement « prime » devraient subir une pression baissière au second semestre sur certaines classes d’actifs. C’est le cas de la logistique, avec des taux proches de 3,50 % (soit une perte de 200 points de base en à peine cinq ans) ou encore des bureaux dans certains secteurs de Paris hors QCA ou de la 1ère couronne. Cette compression s’explique par l’attrait des biens sécurisés, dont l’offre limitée peine à satisfaire l’appétit des investisseurs. La concurrence pour les meilleurs actifs est d’autant plus forte que, contrairement aux précédentes crises, les acteurs étrangers sont très présents. Ils ont ainsi concentré 50 % des volumes investis en France au 1er semestre, les Américains arrivant en tête grâce à de grandes acquisitions d’entrepôts logistiques ou de bureaux. Quant aux Français, ils ont été plus discrets. Cependant, les grands collecteurs d’épargne reviendront sur le devant de la scène au second semestre avec la finalisation prochaine de plusieurs grandes opérations, dans un contexte de rebond de la collecte des SCPI/OPCI et de l’assurance vie ». Ce qui amène Antoine Grignon, co-directeur du département investissement chez Knight Frank France, à estimer, de son côté également, que « malgré la forte chute des sommes engagées au 1er semestre 2021, tout semble donc en place pour une reprise assez rapide de l’activité »…

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