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Le choix Immoweek : AXA annonce enfin « Twentytwo », au coeur de la City !

ActualitésBureaux

le 20 Juin 2017

Il s’agissait des immeubles tant attendus, à la construction tant de fois repoussée que l’on n’osait plus y croire. Mais AXA Investment Management – Real Assets l’a fait : le « 22 Bishopsgate » se dressera enfin dans le ciel de la City de Londres, sous le nom de « Twentytwo ». De cette future tour de 62 étages et de près de 120 000 m2 de bureaux, il fallait bien sûr faire notre « immeuble » dans la lignée des rendez-vous d’Immoweek.

L’histoire du « 22 Bishopsgate » constitue, à elle seule, un roman. A l’origine, Union Investment et le cabinet d’architectes Kohn Pedersen Fox avaient en tête « The Pinnacle » : une tour de 288 mètres, soit la deuxième plus haute tour d’Europe derrière le « Shard ». Davies Arnold Cooper avait déjà pris 7 400 m2 de bureaux dans l’immeuble dont la construction devait commencer en 2008. Mais la crise financière, ainsi que les problèmes pour pré-louer les espaces, ont fini par enterrer « The Pinnacle », officiellement en 2013.

En 2015, le site est acquis par un consortium mené par AXA Real Estate pour 300 millions de livres (343 millions d’euros). Le projet a été relancé et la construction a commencé début 2016 et n’a pas cessé, malgré le vote sur le Brexit. La hauteur de l’édifice a, néanmoins, été revue à la baisse, craignant qu’une trop haute tour ne gêne les avions en route vers Londres…

Conçu par Karen Cook de PLP Architecture, « Twentytwo » (puisque c’est à présent son nom officiel) offrira près de 120 000 m2 d’espaces de bureaux flexibles, sur 62 étages et 255 mètres de hauteur. 12 000 personnes pourront être accueillies au sein de ces murs. Pour parachever ces qualités, le « Twentytwo », certifié Well Building Standard (le premier au Royaume-Uni), sera doté d’un mur d’escalade installé sur une baie vitrée à 125 mètres de hauteur. Il aura également un marché de produits frais, un hub d’innovation, une salle de gym, une promenade garnie d’oeuvres d’arts et un espace bien-être. Une galerie publique gratuite sera aussi proposée pour les visiteurs.

CBRE et JLL se chargeront de la commercialisation.

Livraison prévue en 2019 pour ce nouveau géant des ciels londoniens…

Nous nous sommes investis sur "Twentytwo" pour le long terme et nous avons relevé le défi du concept avant de créer de nouvelles références pour l'espace de travail londonien et nous assurer que l'immeuble soit compatible avec l'avenir. Nous avons repoussé les limites du domaine du possible dans un immeuble de bureaux. Londres continue à montrer au monde qu'elle est une cité globale, capable de s'adapter et nous sommes confiants que sa place, comme un centre d'affaires international, continuera avec "Twentytwo", constituant une des clés de son succès.

Isabelle Scemama, CEO d'AXA IM-Real Assets

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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