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Le choix Immoweek : qui emportera la Pierre d’Or « Green & Innovations » ?

ActualitésGreen & Innovations

le 05 Jan 2018

Qui emportera, le 31 janvier 2018, la « Pierre d’Or » dans la catégorie « Green & Innovations » ? Sept acteurs majeurs du secteur (nous avons deux duos nommés) sélectionnés par le Jury des « Pierres d’Or » sont les lauréats potentiels. On vous les présente.

Emmanuelle-BaboulinEmmanuelle Baboulin : elle a, depuis sa sortie de l’ENSTP, consacré l’intégralité de sa carrière professionnelle au secteur du bureau et entend bien faire de « ‘Pulse », l’immeuble qu’elle a initié (et dont elle suit pas à pas la réalisation) : un immeuble démonstrateur en matière de développement durable et d’innovations.

Beuvaden-NicolasNicolas Beuvaden : faire d’un lieu de travail un lieu de vie accueillant, c’est l’objectif que s’est fixé Nicolas Beuvaden, le jeune créateur (34 ans) de Welcome at Work. Son projet est de faciliter la vie des résidents par une offre de services adaptés (conciergerie, collectstore, studio zen, coworking…) et l’organisation d’évènements sportifs, culturels, ou de networking.

Journo-LauniauPhilippe Journo et Emmanuel Launiau : ils sont les deux promoteurs lauréats de « Réinventer Paris » pour l’emblématique projet « Mille arbres »,  à la limite du 17ème arrondissement de la Capitale (16-24, avenue Pershing et avenue de la porte des Ternes) et dont ils ont confié la création architecturale à Sou Fujimoto et Manal Rachdi. « Mille Arbres », ou une intention de « forêt habitée » dessine une nouvelle « skyline » verte pour Paris » et abritera des logements, des bureaux, un hôtel 4 étoiles, des restaurants, un pôle dédié aux enfants et une gare routière…

Pichet PatricePatrice Pichet  : le Bordelais de l’étape, dont l’entreprise a désormais (et depuis longtemps) dépassé les rives de la Garonne, est l’un de  ceux qui a marqué l’actualité immobilière en 2017, et pas seulement en raison de ses succès dans le cadre d' »Inventons la métropole ». Présent sur la promotion immobilière, l’administration de biens, l’exploitation hôtelière, l’activité viticole (liste non exhaustive), le groupe est un des pionniers dans l’utilisation du bois. Il est est aujourd’hui nommé pour « Perspective », immeuble de 30 mètres de haut, entièrement… en bois !

Poitrinal-ZivkovicGuillaume Poitrinal et Philippe Zivkovic : leurs immeubles en bois sont désormais inscrits dans le paysage. Et des projets, le duo à la tête de Woodeum n’en manque pas, à l’image d' »Arboretum », réalisé à Nanterre, avec BNP Paribas Real Estate. Ce vaste ensemble de 125 000 m2 ne sera rien moins que le plus grand campus tertiaire en bois d’Ile-de-France !

Suspens jusqu’au 31 janvier où nous vous donnons rendez-vous à l’Opéra Garnier pour découvrir, à l’occasion des 20 ans des Pierres d’Or, les noms des lauréats, en présence du Président Nicolas Sarkozy…

La rédaction d'immoweek

Édito
par Arthur de Boutiny

le 06/12/2019

EuropaCity : et après ?

Les tribulations d’EuropaCity étaient devenues pratiquement une arlésienne pour l’immobilier et les pouvoirs publics français, un feuilleton qui se rapprochait de Notre-Dame des Landes, mais dont le retentissement était néanmoins moindre et dont l’issue semblait incertaine, partagée entre la perspective de création d’emplois dans le Val d’Oise rural et l’impact écologique d’un chantier de cette ampleur. Jusqu’à ce que le 7 novembre 2019, le chantier soit purement et simplement abandonné. Maintenant que le mégacomplexe de loisirs et de commerces n’ouvrira jamais, quel destin pour le Triangle de Gonesse ?

La Région Ile-de-France a décoché la première, en proposant un « plan d’urgence » à 1 milliard d’euros pour aider le Val d’Oise, région avec un taux de 40 % de chômage dans certains quartiers, dont les élus attendaient une aide bienvenue de plus de 3 milliards d’euros, la création de 10 000 emplois et la transformation du Triangle de Gonesse, zone enclavée entre Roissy et Le Bourget, en poumon économique du département. Sous réserve du feu vert du gouvernement, Valérie Pécresse a dévoilé une série de propositions destinées à remplacer EuropaCity : nouveaux transports en commun et travaux routiers, déploiement de l’énergie solaire, lancement d’une filière horticole, ouverture d’un lycée international et d’un internat d’excellence, création d’un grand lieu culturel, financement de maisons médicales ou de petites gares… Le préfet du département, Francis Rol-Tanguy, a été chargé d’une mission pour définir le futur projet économique.

Au-delà de cet investissement bienvenu, que faire ? Ceux-ci pourront-ils garantir la création de 10 000 emplois ? Oui, affirme la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, par la voix de son président Patrick Renaud cité par « Le Monde » :  « notre agglomération n’a jamais négligé les enjeux de développement durable au profit du développement économique, Roissy Pays de France soutient pleinement les démarches de la région auprès de Grand Paris Aménagement, pour la réalisation de nouvelles études de sols sur tout le secteur du Triangle de Gonesse. » L’arrivée du Grand Paris Express en 2027, par la ligne 17, doit déjà être effectif et permettre d’intégrer le secteur à la Métropole. Valérie Pécresse, citée également par « Le Monde », appelle à rassurer les investisseurs après cet abandon brutal au lendemain de dix ans de développement : « Tesla a hésité entre l’Ile-de-France et Berlin pour implanter son usine géante ; quand ils ont vu EuropaCity, ils sont partis en Allemagne. (…) Tant qu’on n’y voit pas plus clair sur les intentions de l’Etat, on ne peut pas construire de projet alternatif ». La Région a mis en oeuvre un « plan friches » pour identifier les sites désaffectés où des projets de développement pourraient être implantés sans urbanisation de terrains agricoles ; reverrait-on Europacity revenir sous une autre forme ?

Aujourd’hui, l’Etat se penche sur la création d’industries du futur, d’agroalimentaire, de bureaux, de services… Des positions qui ne rassurent guère les élus locaux, qui craignent de tout perdre et de voir leurs administrés être les grands sacrifiés du Grand Paris. Sans projet d’envergure, pourquoi faire venir le métro jusqu’au Val d’Oise, dans un endroit qui ne serait pas urbanisé mais demeurerait agricole ?

La question de l’après-Europacity pose la question du Grand Paris Express et surtout de la direction du Grand Paris. Autant dire que le feuilleton n’est pas fini…

Portrait

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