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Le choix Immoweek : Isabelle Scemama succède à Pierre Vaquier – les nouveaux défis d’AXA IM Real Assets

ActualitésFinance & Bourse

le 10 Fév 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « pro », impossible de ne pas revenir sur la grande nouvelle de la veille : Pierre Vaquier, « chief executive officer » d’AXA Investment Managers Real Assets depuis 1999, se voyait remplacer à ce poste par Isabelle Scemama, directeur général d’AXA Reim SGP et membre du management board d’AXA Real Estate Investment Managers. Une nouvelle tête dirigeante dans le secteur de l’immobilier est toujours importante, mais lorsqu’il s’agit de l’un des asset managers les plus importants d’Europe, le chamboulement est d’autant plus grand. Petit zoom sur ce changement à l’exécutif…

Isabelle Scemama est diplômée de l’IEP de Paris et a débuté sa carrière en 1989 chez Paribas dans le département corporate financing, puis rejoint en 1995 le département du financement immobilier, où elle était responsable de l’activité de financement des investisseurs. Elle entre chez AXA REIM en 2001, pour prendre la responsabilité de l’activité structuration et financement de fonds immobilier. En 2005, elle lance la plate-forme de gestion des créances immobilières. Et en 2013, celle de dette infrastructure.

Pierre Vaquier, 60 ans, diplômé d’HEC en 1980, a commencé sa carrière comme associate chez Paribas International Private Banking en 1980. En 1982, il devient manager des activités immobilières en banque d’investissement à New York, et directeur général de Paribas Properties Inc. jusqu’en 1992, devenant pour un an directeur chez Paribas Asset Management. En 1993, il rejoint AXA Immobilier en tant que directeur. En 1995, il devient président directeur général de Colisée Services, qui deviendra AXA Reim France. En 1999, il est nommé directeur général délégué de Real Assets (AXA Reim), puis président directeur général. Par ailleurs, les lecteurs d’Immoweek le connaissent bien : il a, en effet, reçu deux « Pierres d’Or », en 2002 dans la catégorie « Programmes » (pour le « 6-8 boulevard Haussmann ») et en 2006 dans la catégorie « Investisseurs ». Il a été, par ailleurs, nommé trois fois, en 2005 dans la catégorie « Programmes » pour « Opus 12 » ; « Managers » en 2009 et « Professionnel de l’Année » en 2014.

Pierre Vaquier

A quelques semaines du Mipim, ce changement à la tête de ce poids lourd de l’asset management au niveau international, qui gère plus de 700 milliards d’euros d’actifs en Europe constitue une information d’importance. En près de 18 ans comme CEO, Pierre Vaquier avait imprimé sa marque. Quant à la nomination d’Isabelle Scemama, elle est aussi révélatrice, sachant qu’elle est issue d’AXA Reim SGP. En effet, elle peut être interprétée comme illustrant l’intérêt pris par le financement immobilier au sein de la compagnie d’assurances, parallèlement à celle des assureurs dans le marché de l’investissement immobilier. Ces dernièrs n’ont fait que croître en importance depuis la crise financière de 2008. Bref, la stratégie d’AXA IM Real Assets se doit d’être observée de près à l’avenir…

A lire, la semaine prochaine, dans les colonnes d' »Immoweek Tertiaire » un entretien avec Isabelle Scemama…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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