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Le choix Immoweek : Olivier Wigniolle (Icade), l’innovation en figure de proue

ActualitésBureaux

le 13 Jan 2017

Pour conclure notre série consacrée aux nommés à la « Pierre d’Or » du « Professionnel de l’Année », Olivier Wigniolle est l’objet de ce rendez-vous d’Immoweek. Après avoir réalisé 578 millions d’euros de cessions et 592 millions d’euros d’acquisitions en 2016, Icade se positionne en pôle position sur la question de l’évolution des espaces de bureaux ainsi que sur le dossier du Grand Paris. Une nomination qui était donc méritée pour son directeur général…

Olivier Wigniolle, 53 ans, a été frais émoulu de HEC en 1985 et a commencé sa carrière chez Arthur Andersen comme auditeur comptable et financier. Il enchaîne ensuite les responsabilités dans divers groupes immobiliers : directeur adjoint du département des grands comptes chez Auguste-Thouard, directeur général adjoint de Sari Conseil, directeur associé de DTZ Jean Thouard, directeur commercial de Bouygues Immobilier Conseil, il entre en 1998 à la Société Foncière Lyonnaise. Il sera directeur général adjoint de SFL jusqu’en 2005, qu’il quitte pour occuper le siège de directeur général de Crédit Agricole Immobilier de 2009 à 2015. Chief executive officer d’Allianz Real Estate France de 2009 à 2015, il arrive à la direction générale d’Icade en mai 2015.

Membre de la Rics France, il est par ailleurs membre du groupement HEC Immobilier et administrateur de la FSIF. Il est également membre du comité de direction du groupe Caisse des Dépôts.

Son palmarès aux « Pierres d’Or » est à l’échelle de sa carrière pleine d’évolutions et de prestige : alors qu’il était chez SFL, il est nommé dans la catégorie « Gestionnaires/Asset Managers » en 2003 ; il obtient sa première « Pierre d’Or » en 2009, alors qu’il mène Crédit Agricole Immobilier, dans la catégorie « Asset Property, Facility, Managers ». 2014 est une année fertile pour celui qui est alors CEO d’Allianz Real Estate France : nommé dans la catégorie « Programmes » pour la réhabilitation de l’ancien hôpital Laennec à Paris, il obtient néanmoins la « Pierre d’Or » dans la catégorie « Investisseurs ». Olivier Wigniolle, en qualité de directeur général d’Icade, est donc à présent en lice pour sa troisième (et sa quatrième ?) récompense dans les catégories « Managers » et « Professionnel de l’Année ». Nouvelle récompense pour un homme à plusieurs vies ? Le résultat, le 25 janvier prochain dans le salon Opéra du Grand Hôtel, rue Scribe…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 11/10/2021

Bureaux : le locatif redresse la tête…

Réagissant à la publication, la semaine dernière, des indicateurs Immostat pour le marché locatif tertiaire francilien (1 207 900 m2 commercialisés sur les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 32 % par rapport à la même période de 2020), Eric Siesse fait remarquer que, néanmoins, ce résultat « reste en deçà de sa moyenne long terme (- 25 %) ».

Mais le directeur général adjoint en charge du pôle bureaux location Ile-de-France de BNP Paribas Real Estate Transaction France souligne également que « le marché des grandes surfaces (plus de 5 000 m2) confirme son rebond, totalisant 340 000 m2 pour 36 transactions (par rapport à 15 un an auparavant) ». Ou encore que « de son côté, le créneau des petites et moyennes surfaces se caractérise par une résilience accrue avec 868 000 m2 placés, en retrait de seulement 12 % sur la moyenne long terme ». 

Chez CBRE, Alexandre Fontaine, « executive director » bureaux Ile-de-France, fait valoir que « si l’activité reste encore en deçà de sa moyenne de longue période, l’écart se réduit progressivement, soulignant les besoins immobiliers des utilisateurs dans cette phase de reprise économique et de (re)création d’emplois ». La société de conseil précise : « souvent animée par une réduction de mètres carrés, la demande placée porte, elle aussi, davantage sur des espaces plus efficients et des localisations centrales bien desservies. Les immeubles neufs ou restructurés sont privilégiés, plus à même de répondre aux nouveaux enjeux d’aménagement, autour du flex office et du collaboratif »…

Une évolution de la demande soulignée chez JLL. Face aux résultats, le conseil estime que « la reprise observée au cours des derniers mois sur le marché locatif se confirme ». Surtout, Marie-Laure Leclercq de Sousa note que « tous les projets des grands groupes pour lesquels nous travaillons actuellement s’articulent autour de deux questions majeures que sont la réduction de surfaces et la rétention des talents ». La directrice du département « leasing markets advisory » de JLL précisant que « nombre de grandes entreprises ont, en effet, des consignes de leur direction internationale pour faire des économies et, dotées d’organes de représentation du personnel, elles ont déjà mis en place des jours réguliers de télétravail. Cela aboutit à une réduction marquée des surfaces prises à bail aujourd’hui. En parallèle, le souhait de garder leurs talents les oriente vers des actifs de bonne qualité, dotés de hauts niveaux de service, et bien localisés ». A ce propos, JLL relève que « la recherche de centralité pousse naturellement les entreprises à porter leur choix vers les secteurs les plus centraux et les mieux desservis en transports en commun ; le quartier central des affaires, les arrondissements centraux de Paris et La Défense affichent, ainsi, un niveau d’activité conforme à leur moyenne de long terme, alors que sur la plupart des autres secteurs, l’écart est toujours de l’ordre de 40 %, en moyenne »…

Finalement, dans ce marché où l’offre et les valeurs locatives ont, parallèlement, tendance à se stabiliser, les anticipations pour l’ensemble de l’année sont, du coup, mieux orientées. Ainsi, « après un certain attentisme, une reprise graduelle des projets immobiliers selon la typologie et la taille des utilisateurs s’est bel et bien amorcée afin de répondre aux nombreux enjeux des directions générales. Au final, le volume des transactions pourrait dépasser les 1,7 million de mètres carrés placés sur l’ensemble de l’année 2021, puis retrouver le seuil symbolique des 2 millions de mètres carrés à horizon 2022 » estime Eric Siesse chez BNP Paribas Real Estate. Un avis partagé par Marie-Laure Leclercq de Sousa chez JLL pour qui « au regard du niveau d’activité atteint à fin septembre et des sujets sur lesquels nous travaillons actuellement, nous anticipons à présent une demande placée d’1,7 million de mètres carrés en 2021, voire davantage selon la comptabilisation ou non de gros mouvements qui nécessitent l’accord des IRP ou des autorisations administratives »… D’ailleurs, chez CBRE, Alexandre Fontaine considère, effectivement, qu’« il est fort à parier que l’atterrissage de la demande placée autour de 1,6/1,7 million de mètres carrés ne reflètera pas pleinement le dynamisme du marché impulsé par une reprise économique plus favorable qu’initialement prévue »…

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