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Selon Deskeo, 76 % des Français regrettent leur bureau

ActualitésBureaux

le 26 Mar 2020

Rendu indispensable devant l’ampleur de la crise sanitaire pour les professions dont la présence sur place n’est pas nécessaire, le télétravail s’est imposé aux Français et Deskeo en a profité pour faire un sondage, alors que le confinement achève sa deuxième semaine, en interrogeant plus de 2 736 professionnels.

Si 29 % des sondés disent continuer à exercer leur activité professionnelle sur leur lieu de travail habituel, 59 % des Français déclarent travailler à leur domicile et 11 % dans leur résidence secondaire. Parmi ces télétravailleurs, 89 % découvrent le « home office », 73 % ne disposent pas d’un espace réservé à leur télétravail, 32 % ont le sentiment de travailler plus longtemps que d’habitude… et 73 % des hommes et 79 % des femmes avouent regretter leur bureau et leur espace de travail quotidien, soit 76 % des sondés.

Qu’en est-il du gain de temps ? 49 % des sondés font l’impasse sur leur déjeuner (37 % de façon occassionnelle, 14 % sautent la pause repas). Quant au temps gagné sans transports quotidiens, 59 % en profitent pour travailler, 54 % pour faire la cuisine, 52 % pour dormir plus, 38 % pour jouer avec leurs enfants, 33 % pour faire leurs tâches ménagères, 25 % pour faire du sport et 16 % pour leurs loisirs… Enfin, 74 % des sondés ne conservent guère de lien social avec leurs collègues, même si 29 % communiquent régulièrement par téléphone et 2 % partagent leurs déjeuners, « happy hours » et pauses café par vidéoconférence.

Enfin, 81 % des sondés (83 % des femmes, 79 % des hommes) confessent craindre de perdre leur emploi en raison de la situation actuelle…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 29/10/2020

URW : (aussi) une question de com

Dans le dossier URW, qui chaque jour fait l’objet de nouveaux développements, il n’est pas inutile, parallèlement aux arguments échangés, de mettre en valeur l’importance de la communication.

Traditionnellement, et bien avant d’ailleurs l’équipe actuelle, la com’ d’Unibail reposait sur un principe simple : comme nous sommes les plus forts, nul besoin de faire d’effort. C’était vrai en matière publicitaire, ou de contenus (pas ou peu de prise de parole des dirigeants) comme de rapports avec les clients et partenaires. Cette démarche « bismarckienne » est illustrée par mille témoignages : chez Unibail, on ne négociait pas (ou peu) et la réputation de la maison était de ne guère faire de cadeaux… sauf aux actionnaires qui, jusqu’à ces dernières années, n’avaient pas eu à se plaindre.
Cette com de dominant était encore en action lorsque les dirigeants présentèrent leur plan, appelé « RESET »… Sans être grand connaisseur du « globish » actuel, tout utilisateur informatique (qui ne l’est pas aujourd’hui ?) sait que le mot signifie « réinitialiser », « remettre à zéro »… ce qui, pour une foncière, peut créer de l’inquiétude. Mais le terme était cohérent avec la com « à coups de massue » pratiquée jusque-là.
Las, l’offensive menée par le duo Leon Bressler/Xavier Niel, aussitôt rejoint par le bouillant Guillaume Poitrinal (celui-là même qui avait porté Christophe Cuvillier à la présidence d’Unibail) a poussé la direction actuelle à changer radicalement de stratégie. Après un temps (de sidération ?) marqué par un communiqué laconique, « à l’ancienne », le virage à 180 degrés arriva : multiplication des interviews, communiqués quotidiens sur les soutiens apportés à « RESET », contacts de l’agence Image 7 (dirigée par Anne Méaux) avec les journalistes… Le trio Bressler/Niel/Poitrinal hérite d’un qualificatif, forcément étudié, d’ »activistes » : le vocabulaire renvoie aux extrêmes, notamment politiques, et donc, par opposition, à la légitimité des dirigeants actuels.
Pour continuer le parallèle avec la politique, les experts en com’ s’accordent en général sur le risque du changement de stratégie « en cours de route », sous la pression des événements. Ils se souviennent (mais les moins de vingt ans l’ignorent) du cas d’Edouard Balladur, candidat à la présidentielle. Ultra favori depuis des mois, Premier ministre en fonction, il eut des sondages moins favorables. On le vit alors arpenter les marchés et essayer de changer de style pour paraître « plus proche » des électeurs. En cette matière, Jacques Chirac était imbattable et c’est lui qui triompha.
Pour la foncière, on saura, lors de l’assemblée générale du 10 novembre, si le complet changement de cap de la communication de la direction d’URW a constitué une stratégie gagnante. Ou pas…

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