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En confinement avec… Alexandre Brochot

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le 12 Mai 2020

Pour ce deuxième épisode de la matinée, nous accueillons Alexandre Brochot, co-fondateur d’AOS (Appels d’Offres Simplifiés), logiciel dédié à l’ensemble des acteurs du BTP en France, qui a bien voulu nous livrer sa vie en huis-clos depuis bientôt deux mois maintenant…
A partir de ce 12 mai, nous lançons un nouveau questionnaire « à la Proust » intitulé : « Questions Pour un Après ». Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter sur redaction@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?

Avec étonnement, j’ai gardé mes habitudes pré-Covid. Au réveil, je prends 45 minutes pour me préparer et attaquer la journée en enchaînant deux cafés.

En poste à 8h30, je démarre en lisant l’actualité dans l’immobilier pour suivre les tendances du marché. La journée s’enchaîne entre administratif, mails, appels et visios. Je prends environ 2 heures par jour pour avancer sur des partenariats en France et nouveaux marchés que nous pourrions lancer. Je suis devenu accro aux visioconférences car je gagne un temps considérable en évitant les déplacements en scooter et en train.

Le soir, j’échange avec mon associé ou d’autres amis entrepreneurs pour imaginer l’après-Covid.

Où êtes-vous ?

Juste avant le confinement, j’étais en rendez-vous avec des partenaires à Montpellier pendant quelques jours. Nous sentions que quelque chose allait se passer. Cela n’a pas raté, le mardi, on nous annonçait le confinement. Ayant de la famille sur Nîmes, j’ai annulé mon retour sur Paris et j’ai aménagé un nouveau bureau à distance.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Mon bureau. C’est cette pièce qui me relie aux 50 collaborateurs d’AOS. C’est incroyable la manière dont notre société s’est réorganisée en un temps record. Aujourd’hui, toutes nos équipes travaillent dur en home office pour répondre à la demande exponentielle de nos utilisateurs. Echanger quelques minutes avec l’équipe permet de conserver le lien malgré la distance.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

En ce moment, je me nourrie avec l’histoire de Mohed Altrad, président du Groupe Altrad, à travers son roman « Badawi ». Destiné à être berger en Syrie, il est devenu un entrepreneur français mondialement connu. Son parcours est tout simplement fascinant !

Dans ces moments difficiles, j’invite tout entrepreneur qui se pose des questions sur l’avenir à re.lire la biographie d’Elon Musk, qui rappelle que rien n’est simple, mais que tout est possible. On vit un moment historique, soyons clairs. Mais il est important de se concentrer sur l’après.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Je pense qu’un bon vieux « 99 Francs » permettra de passer une bonne soirée avec mon frère. Sujet peut être d’actualité d’ailleurs… Si je devais recommander un film, je dirais « Léon » de Luc Besson, en version longue.

Un album de musique à nous conseiller ?

Harvest, de Neil Young.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Un peu cliché, mais après réflexion : travail, famille et amis.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Pourquoi ne profiteriez-vous pas de cette période pour accélérer votre digitalisation ?

On le sait tous, le numérique peut faire gagner un temps considérable lorsque nous avons les bons outils. Cette période de confinement est l’occasion de chercher plus d’efficacité au sein de vos équipes pour optimiser le flux d’informations entre elles.

Aujourd’hui, de nombreuses solutions existent pour vous permettre de vous concentrer sur votre coeur de métier. Je pourrais vous en citer certaines que je trouve particulièrement prometteuses, à savoir : pour les entreprises du bâtiment, Tracktor, pour louer du matériel entre entreprises ; pour les maîtres d’oeuvre et maîtres d’ouvrage, Kaliti, pour suivre vos chantiers et attestation légale pour regrouper les documents administratifs de vos entreprises.

Sachez également que les équipes d’AOS sont mobilisées à 100 % et seront ravies de vous accompagner dans la dématérialisation de vos appels d’offres.

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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