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En confinement avec… Benjamin Teboul

ActualitésGreen & Innovations

le 27 Mar 2020

Benjamin Teboul, co-fondateur de Deskeo, a bien voulu répondre à notre questionnaire « à la Proust ». Faites-nous, vous aussi, part de votre confinement en répondant au questionnaire ci-dessous et en nous adressant vos réponses à : redaction@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?
Au réveil, rituel café, douche et méditation d’une quinzaine de minutes. Ensuite, ce sont des journées intenses !
Nous démarrons à 9h avec un « call » qui réunit notre équipe management. Cette réunion nous permet de comprendre les enjeux et les problématiques inédites que cette situation provoque dans nos différentes « business units » (travaux, approvisionnement, gestion des espaces, contact constant avec les entreprises clientes…). Nous faisons également un point sur les actions qui ont été menées les jours précédents. C’est un « kick-off » qui permet de maintenir une certaine rigueur.
Ensuite, j’ai différentes réunions téléphoniques avec notre directeur des affaires financières, nos partenaires (brokers, propriétaires) et, évidemment, nos équipes avec qui nous maintenons un contact permanent.

Où êtes-vous ?
Chez moi, à Paris.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?
A défaut d’être ma pièce préférée… le salon reste, en termes de disposition et d’aménagement, la pièce la plus fonctionnelle pour passer ma journée en télétravail.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?
En ce moment, ma lecture est très orientée vers la presse économique ; j’ai un peu de mal avec les chaînes d’information, mais une page du site « Les Echos » est constamment ouverte sur mon ordinateur.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez?
J’ai terminé une série Netflix la semaine dernière (1 saison) : « When heroes fly ». Très bien, je la recommande ! J’en ai démarré une nouvelle sur Canal : Zéro Zéro Zéro.

Un album de musique à nous conseiller ?
Dès que je ferme mon ordinateur, même si les journées ne sont jamais réellement terminées, j’écoute souvent un album du guitariste Biréli Lagrène. C’est à la fois tonique et apaisant !

Comment faites-vous pour garder la forme ?
Je pensais avoir du temps pour faire un peu de course à pied, mais finalement le temps n’est pas si simple à trouver. J’espère pouvoir reprendre ce week-end. Pour l’instant, cela se limite à quelques pompes et des abdominaux dans la matinée.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?
Soyons unis ! Nous vivons une situation de crise qui a des répercussions inédites sur l’ensemble des secteurs d’activité.
La période que nous vivons nous montre encore un peu plus à quel point il est difficile de se projeter à un horizon moyen-long terme pour les entreprises. La flexibilité et l’agilité seront les moteurs de l’immobilier tertiaire de demain.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 29/10/2020

URW : (aussi) une question de com

Dans le dossier URW, qui chaque jour fait l’objet de nouveaux développements, il n’est pas inutile, parallèlement aux arguments échangés, de mettre en valeur l’importance de la communication.

Traditionnellement, et bien avant d’ailleurs l’équipe actuelle, la com’ d’Unibail reposait sur un principe simple : comme nous sommes les plus forts, nul besoin de faire d’effort. C’était vrai en matière publicitaire, ou de contenus (pas ou peu de prise de parole des dirigeants) comme de rapports avec les clients et partenaires. Cette démarche « bismarckienne » est illustrée par mille témoignages : chez Unibail, on ne négociait pas (ou peu) et la réputation de la maison était de ne guère faire de cadeaux… sauf aux actionnaires qui, jusqu’à ces dernières années, n’avaient pas eu à se plaindre.
Cette com de dominant était encore en action lorsque les dirigeants présentèrent leur plan, appelé « RESET »… Sans être grand connaisseur du « globish » actuel, tout utilisateur informatique (qui ne l’est pas aujourd’hui ?) sait que le mot signifie « réinitialiser », « remettre à zéro »… ce qui, pour une foncière, peut créer de l’inquiétude. Mais le terme était cohérent avec la com « à coups de massue » pratiquée jusque-là.
Las, l’offensive menée par le duo Leon Bressler/Xavier Niel, aussitôt rejoint par le bouillant Guillaume Poitrinal (celui-là même qui avait porté Christophe Cuvillier à la présidence d’Unibail) a poussé la direction actuelle à changer radicalement de stratégie. Après un temps (de sidération ?) marqué par un communiqué laconique, « à l’ancienne », le virage à 180 degrés arriva : multiplication des interviews, communiqués quotidiens sur les soutiens apportés à « RESET », contacts de l’agence Image 7 (dirigée par Anne Méaux) avec les journalistes… Le trio Bressler/Niel/Poitrinal hérite d’un qualificatif, forcément étudié, d’ »activistes » : le vocabulaire renvoie aux extrêmes, notamment politiques, et donc, par opposition, à la légitimité des dirigeants actuels.
Pour continuer le parallèle avec la politique, les experts en com’ s’accordent en général sur le risque du changement de stratégie « en cours de route », sous la pression des événements. Ils se souviennent (mais les moins de vingt ans l’ignorent) du cas d’Edouard Balladur, candidat à la présidentielle. Ultra favori depuis des mois, Premier ministre en fonction, il eut des sondages moins favorables. On le vit alors arpenter les marchés et essayer de changer de style pour paraître « plus proche » des électeurs. En cette matière, Jacques Chirac était imbattable et c’est lui qui triompha.
Pour la foncière, on saura, lors de l’assemblée générale du 10 novembre, si le complet changement de cap de la communication de la direction d’URW a constitué une stratégie gagnante. Ou pas…

Portrait

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