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En confinement avec… Boris Cappelle

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le 02 Avr 2020

Le président de Savills France, Boris Cappelle, a bien voulu jouer le jeu du questionnaire « à la Proust ». Découvrez ci-dessous les conditions de son confinement. Cette période anxiogène mérite un peu de légèreté, alors n’oubliez pas que vous êtes les bienvenus pour nous livrer votre huis-clos. Les réponses sont à adresser à redation@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?

L’entreprise a été mise en télétravail dès le lundi 16 mars, #SavillsOpenForBusiness.

Nous communiquons par téléphone ou via TEAMS® toute la journée. Entre la mise en place de cette nouvelle logistique et les dossiers en cours, les journées sont bien chargées.

Où êtes-vous ?

De retour aux sources, en Normandie, dans ma maison de famille.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Si le temps le permet… sans hésitation, mon jardin ! C’est une chance rare de pouvoir profiter d’un extérieur et de pouvoir s’aérer.

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je n’ai malheureusement toujours pas eu le temps de commencer un livre. J’ai récemment acheté “L’âme du monde” de Frédéric Lenoir. Je crois que la crise fondamentale que nous vivons sera une circonstance toute particulière pour cette lecture. Un moment propice aux questions essentielles !

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Une chaîne payante bien connue a mis en ligne les films cultes des années 1930 jusqu’à maintenant. Quel merveilleux moment pour mettre tout le cinéma à l’honneur !

Avec une pensée émue pour nos amis italiens, je redécouvre la nouvelle vague de leur cinéma.

Je revisite l’oeuvre de Paolo Sorrentino avec, notamment, “La Grande Belleza” ou encore les séries “the young pope” and ”the new pope” (quel sens du rythme et de la prise de vue !).

Je revois avec plaisir la série “Il Miracolo” de Niccolo Ammanti.

L’Europe nous apporte une telle diversité culturelle, espérons que cette crise soit le moment de son union sacrée.

Un album de musique à nous conseiller ?

J’ai découvert Nils Frahm il y a quelques année et c’est un vrai génie de la musique jazz/électro. Sa musique accompagne avec délice mes journées de télétravail. Max Richter, Peter Gregson, ou encore Rone ponctuent aussi mes journées.

Et dès que l’énergie redescend un peu, Les Chemical Brothers, Röyksopp ou Rone sont là pour me booster un peu !

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Dès qu’il y a un rayon de soleil (ce qui n’est finalement pas si rare en Normandie), je passe du temps à l’extérieur où j’ai installé une table pour pouvoir travailler en plein air.

J’ai la chance d’avoir un vélo elliptique, un tapis de course et un banc de musculation. En fin de journée, je peux également faire du sport pour maintenir ma condition physique. Sans oublier les indispensables cours de Yoga.

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Plus que jamais, il faut être solidaires ! J’ai une pensée pour chacun de vos lecteurs, ainsi que leurs proches. Il s’agit d’une crise inédite de laquelle nous sortirons grandis si nos valeurs humaines précèdent toutes les autres. Je suis impatient du moment où notre métier pourra retrouver une vraie vie sociale !

Une photo qui symbolise ou illustre, pour vous, le confinement ?

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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