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En confinement avec… Guillaume Niel (Terrell)

ActualitésBureaux

le 23 Mar 2020

Comment vivre son confinement ? Cette question, la rédaction d’Immoweek se l’est posée et nous avons eu envie de la poser, aussi, aux professionnels du secteur. C’est donc sous un angle plutôt personnel, et tout à fait exceptionnel, que nous avons adressé un questionnaire « à la Proust », à quelques pros. Compte tenu de la situation, nous avons pensé qu’un peu de légèreté ne nuisait pas.
Guillaume Niel, directeur d’établissement du groupe Terrell, nous invite au sein de son huis-clos…

Comment se déroule votre journée ?

Je fusionne avec mon écran, ma caméra et mon micro de 8 h à 19 h. Ça donne un peu mal au crâne !

Où êtes-vous ?

Chez moi, dans un habitat groupé participatif en banlieue toulousaine

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Ce n’est pas une pièce, ce sont tous les murs séparatifs enduits avec de la terre. Couleur chocolat à l’étage, on en mangerait ! Et c’est aussi la vue depuis ma chambre sur un verger en fleur (cerises, pommes, figues )

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

J’attaque « Reinventing Organizations ». Sujet d’actualité !

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

L’humour absurde des frères Farrelly (Stuck on you, au hasard).

Un album de musique à nous conseiller ?

Une série podcast : « Les couilles sur la table » (Binge Audio), série d’émissions sur la thématique du masculin et de la domination masculine, par des femmes, pour des hommes. Et sinon les premiers albums de Belle And Sebastian.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Du yoga à défaut de pouvoir aller nager ou rouler. Petits encas cuisinés et livrés sur ma table de bureau par ma fille cadette, quel luxe !

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Positivons ! L’impact de ce mode de vie temporaire sur l’environnement sera très positif !

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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