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En confinement avec… Guillaume Niel (Terrell)

ActualitésBureaux

le 23 Mar 2020

Comment vivre son confinement ? Cette question, la rédaction d’Immoweek se l’est posée et nous avons eu envie de la poser, aussi, aux professionnels du secteur. C’est donc sous un angle plutôt personnel, et tout à fait exceptionnel, que nous avons adressé un questionnaire « à la Proust », à quelques pros. Compte tenu de la situation, nous avons pensé qu’un peu de légèreté ne nuisait pas.
Guillaume Niel, directeur d’établissement du groupe Terrell, nous invite au sein de son huis-clos…

Comment se déroule votre journée ?

Je fusionne avec mon écran, ma caméra et mon micro de 8 h à 19 h. Ça donne un peu mal au crâne !

Où êtes-vous ?

Chez moi, dans un habitat groupé participatif en banlieue toulousaine

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Ce n’est pas une pièce, ce sont tous les murs séparatifs enduits avec de la terre. Couleur chocolat à l’étage, on en mangerait ! Et c’est aussi la vue depuis ma chambre sur un verger en fleur (cerises, pommes, figues )

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

J’attaque « Reinventing Organizations ». Sujet d’actualité !

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

L’humour absurde des frères Farrelly (Stuck on you, au hasard).

Un album de musique à nous conseiller ?

Une série podcast : « Les couilles sur la table » (Binge Audio), série d’émissions sur la thématique du masculin et de la domination masculine, par des femmes, pour des hommes. Et sinon les premiers albums de Belle And Sebastian.

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Du yoga à défaut de pouvoir aller nager ou rouler. Petits encas cuisinés et livrés sur ma table de bureau par ma fille cadette, quel luxe !

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Positivons ! L’impact de ce mode de vie temporaire sur l’environnement sera très positif !

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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