Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Finance & Bourse > Actualités > FSIF : près de 9 000 locataires bénéficient de...

FSIF : près de 9 000 locataires bénéficient de la suspension des loyers

ActualitésFinance & Bourse

le 10 Avr 2020

Les membres de la Fédération des Sociétés Immobilières et Foncières (FSIF) font valoir leur engagement auprès de leurs locataires, notamment en matière de continuité de l’activité économique. Ainsi, près de 9 000 de leurs locataires, « essentiellement des TPE et PME », ont pu bénéficier de la mesure de suspension des loyers.

Ces mesures prises par les adhérents de la FSIF représentent, à ce stade, un montant total de loyers supérieur à 180 millions d’euros.

D’autre part, au-delà des suspensions de loyers, les membres de la FSIF « ont également manifesté leur adhésion à l’effort de solidarité nationale : don de 250 000 masques à l’AP-HP et la BSPP, dons au Fonds de solidarité, mise à disposition d’hôtels et de logements pour les soignants et malades, ainsi que d’espaces destinés au dépistage du Covid-19, ouverture de locaux pour les personnes sans-abri ou mise à disposition de locaux au profit des femmes victimes de violences conjugales et de leurs enfants… » précise la fédération.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

Chargement