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Groupama Immobilier cède le « 79 Champs Elysées »

ActualitésCommerces

le 03 Oct 2019

Info immoweek

C’est désormais officiel : Groupama Immobilier cède le « 79 Champs Elysées », dont les bureaux et commerces seront occupés par Nike, à Norges Bank Investment Management pour un montant de 613 millions d’euros.

Cet immeuble art déco, entièrement rénové, a été choisi par Nike pour accueillir sa troisième « House of innovation », après l’ouverture de celles de Shanghai et New York.

« L’identification très en amont d’un preneur, Nike, a permis de concevoir et réaliser un programme sur mesure. C’est une méthode systématisée chez Groupama Immobilier, qui repense la cohérence et la durabilité des projets, et globalement la façon de bâtir la Ville » précise le vendeur, qui a créé « une surface de vente exceptionnelle » de 4 300 m2, « grâce à la réunion de plusieurs coques de commerce et la transformation d’étages de bureaux et de grands volumes adaptés au concept de « House of Innovation » Nike ». La marque va également rassembler les équipes de son siège sur une surface d’environ 3000 m2 de bureaux au-dessus de son flagship, « une tendance forte observée dans de nombreuses autres entreprises, notamment Apple ou Chanel sur les Champs Elysées » précise Groupama Immobilier.

La transaction a été réalisée par CBRE. Le vendeur était conseillé, pour la transaction, par Simmons & Simmons, AdDen, CMS Francis Lefebvre Avocats, Lacourte Raquin Tatar, PDGB Avocats ainsi que l’Etude Wargny Katz. Pour l’opération de restructuration, Groupama Immobilier était accompagné par VP Design – Valérie Poli, Dumez Ile-de-France, JLL, Imperium, Square, CSD Faces et Qualiconsult.

"La vocation de l’avenue est d’accueillir de nouveaux concepts mixtes"

« Cette opération, développée sur plus de 5 ans pour permettre une adaptation sur mesure au projet de Nike, est la démonstration que le temps de l’immobilier est d’abord un temps long. C’est aussi une nouvelle démonstration de l’attractivité des Champs Elysées. Notre conviction est que la vocation de l’avenue est d’accueillir de nouveaux concepts mixtes, mêlant retail, lifestyle et business ; ils sont fortement créateurs de valeur pour les investisseurs comme pour les utilisateurs, tout en participant à la vitalité de l’avenue et de la Capitale. Cette transaction démontre aussi l’attrait du marché de bureaux à Paris intra-muros, et plus spécifiquement du quartier central des affaires, pour des entreprises leaders qui visent à attirer les meilleurs talents mondiaux avec une stratégie active de marque employeur » explique Eric Donnet, directeur général de Groupama Immobilier.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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