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iPodcast avec Eric Donnet (Groupama Immobilier) et Jonas Ramuz (Quai 36)

ActualitésBureaux

le 26 Avr 2021

Quai 36 et Groupama Immobilier se sont associés pour une intervention artistique, en plein cœur du quartier latin, au 20, boulevard Saint-Michel, dans le 5ème arrondissement de Paris, en lieu et place de l’ancienne librairie Boulinier. A été choisi le duo d’artistes espagnols PichiAvo, qui a réalisé une fresque monumentale associant graffiti et mythologie. Pour en parler au micro d' »Immoweek », le directeur général de Groupama Immobilier, Eric Donnet et le fondateur de Quai 36, Jonas Ramuz.

Fondée en 2015 par Jonas Ramuz, Quai 36 est une maison de production artistique qui « réinvente l’art dans l’espace public en introduisant la création au cœur de la ville et du quotidien ». Quai 36 entend « rendre l’art accessible à tous, au service d’une vie locale dynamisée tout en fédérant les acteurs locaux autour de projets novateurs ».

Le duo espagnol formé en 2007, PichiAvo, est intervenu sur la palissade du chantier développant 182 m2. L’œuvre sera visible pendant six mois au public, soit la durée prévue des travaux. À l’issue de cette période, une partie de l’œuvre sera proposée à un établissement public de santé. Groupama Immobilier et Quai 36 entendent, ainsi, « contribuer à replacer l’art au cœur de la cité et consolider le lien unissant les riverains à leur environnement ».

iPodcast « Grand entretien », saison 2 – épisode 19 à écouter ci-dessous :

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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