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Jean-Philippe Ruggieri : un hommage

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le 30 Mar 2021

A l’occasion des « Trophées Logement et Territoires » 2020, « Immoweek » rend hommage à un très grand professionnel, emporté il y a bientôt un an, par l’épidémie de la Covid-19, à qui cette édition est dédiée. La rédaction a donc interrogé celles et ceux qui l’ont connu et aimé. Dans cet iPodcast, on écoutera, non sans émotion, les témoignages d’Alain Dinin, président de Nexity, mais aussi de Benoist Apparu, ancien ministre, directeur général d’In’li, de Nadia Bouyer, directrice générale d’Action Logement, Méka Brunel, directrice générale de Gecina, d’Emmanuelle Cosse, ancienne ministre, présidente de l’Union Sociale pour l’Habitat et d’André Yché, président du conseil de surveillance de CDC Habitat…

L’hommage d’Immoweek le 24 avril 2020

Jean-Philippe Ruggieri, c’est d’abord un sourire, la présence positive d’un homme chaleureux et dynamique, le charisme d’un professionnel qui connaît son affaire. Ils seront nombreux, dans la profession – et bien au-delà – à pouvoir raconter  « leur » Jean-Philippe.

Tous, connus (parfois très connus) ou parfaitement anonymes, comme votre serviteur, insisteront j’en suis certain, sur ce sens du contact et du dialogue. Qualité humaine donc ! Parlons gentillesse. Parlons empathie. Parlons générosité, jeunesse, dynamisme.
Certains sont éblouis par la réussite – la sienne était grande, lui le « provincial » (mot qui, à Paris, peut-être rédhibitoire) qui n’était ni normalien, ni polytechnicien, ni énarque ou HEC, qui avait franchi peu à peu les marches du cursus honorum chez Nexity avant d’en devenir – il y a si peu de temps – le directeur général. Pas son genre la gloriole : sa disponibilité, malgré un agenda très (très !) chargé, son attention aux autres était restée intacte.
D’autres que moi parleront donc du grand professionnel de la promotion et de l’immobilier, de l’homme des projets, de la part considérable qu’il prit à l’édification du premier groupe français du secteur. Ils auront vécu « de l’intérieur » cette aventure magnifiquement réussie.
On me permettra juste de saluer l’ami, plein d’attention et de délicatesse. Et de dire à son mari, Guillaume, à ses enfants, à ses parents notre peine. Il y a des jours où il est bien difficile de citer Apollinaire disant : « Jamais les crépuscules ne vaincront les aurores. Etonnons-nous des soirs mais vivons les matins ». Nous aurions tant aimé partager d’autres matins, d’autres jours heureux avec Jean-Philippe Ruggieri.

iPodcast « Hommage à Jean-Philippe Ruggieri » à écouter ci-dessous :

Pascal Bonnefille

Directeur de la publication

Édito
par Thierry Mouthiez

le 03/05/2021

Logistique : toujours de belles perspectives…

« Les montants investis dans le segment de l’immobilier logistique atteignent 0,7 milliard d’euros à la fin du premier trimestre de l’année 2021, soit une baisse de 50 % par rapport aux trois premiers mois de l’année précédente » fait valoir Arthur Loyd Logistique, dans une étude conjoncturelle, ajoutant immédiatement : « le marché reste, cependant, de très bonne tenue ».

Et Nicolas Chomette, directeur investissement, de préciser : « à rebours du marché des utilisateurs, le début d’année 2020 avait été exceptionnellement bon pour l’investissement en immobilier logistique, marqué par la réitération de deux portefeuilles de plus de 300 millions d’euros ». Le conseil souligne, également, que « plus globalement, le volume d’investissement des trois derniers mois surpasse, ainsi, de 12 % la moyenne des sommes engagées entre les premiers trimestres des années 2017 et 2020 ».

De même, JLL fait valoir que « 733 millions d’euros ont été investis sur le marché français de l’immobilier logistique durant le 1er trimestre 2021 », soulignant qu’« il s’agit, après 2020, du deuxième meilleur démarrage depuis 2010. En effet, si le volume investi au 1er trimestre 2021 est en recul de 53 % par rapport à l’exceptionnel niveau présenté début 2020 (1,6 milliard d’euros investis), il est nettement supérieur aux performances traditionnellement observées à cette période de l’année ». Surtout, Simon-Pierre Richard, directeur investissement logistique & industriel France chez JLL, affirme que « l’intérêt des investisseurs pour les actifs logistiques se révèle être toujours plus important. Les volumes en cours d’échange sont très élevés. Nous comptabilisons en effet, à date, plus de 2 milliards d’euros d’actifs en cours de marketing ou à venir nous permettant d’envisager une année 2021 en ligne avec 2020 avec environ 4 milliards d’euros échangés sur le marché logistique d’ici la fin de l’année. Enfin, le manque de produits et la forte compétition induite entraînent actuellement une accélération de la compression des taux toutes stratégies confondues qui devrait être actée d’ici l’été »…

Bien entendu, cet engouement des investisseurs pour l’immobilier logistique s’explique, d’abord, par la demande des utilisateurs. Ainsi, « la demande placée dans l’immobilier logistique français acte une nette hausse au premier trimestre de l’année 2021, avec 644 000 m² commercialisés, soit une progression de 42 % par rapport aux trois premiers mois de l’exercice 2020 » note Arthur Loyd Logistique. Un résultat certes « à nuancer » pour Didier Terrier : « il reste, en effet, inférieur de 16 % à la moyenne des volumes placés entre 2015 et 2019, tandis que le début d’année 2020 avait, quant à lui, connu un net ralentissement de la demande placée, pénalisé notamment par la crise sanitaire et le confinement de mars 2020 ». Cependant, à l’occasion de l’annonce de la création d’un département logistique urbaine par Arthur Loyd Logistique, le directeur général explique que « le basculement du comportement des consommateurs vers l’e-commerce a entraîné une refonte en profondeur des process supply-chain des grandes entreprises. Et la crise sanitaire a tout accéléré : des enseignes qui n’avaient pas de site internet se sont mises à la vente en ligne en l’espace de 12 mois ! Demain, il y a fort à parier que de nombreuses habitudes acquises en confinement vont perdurer et c’est valable autant pour le B to C que pour le B to B »…

Bref, un marché à la dynamique certaine, face à laquelle certains investisseurs commencent à se poser des questions. Une « bulle » ne serait-elle pas en passe de se faire jour côté investissement ? De ce point de vue, François Le Levier est catégorique : comme le démontre le managing director en charge de l’immobilier industriel et logistique de CBRE dans le point de vue de ce jour, « non seulement nous ne sommes pas dans une bulle, mais nous pensons que les prix vont continuer d’augmenter durablement »…

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