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Le choix Immoweek : AXA dépense 105 millions d’euros pour « Asticus Building », à Londres

ActualitésBureaux

le 01 Juin 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous vous emmenons outre-Manche pour ce récent deal mené par AXA Investment Managers – Real Assets : le fonds paneuropéeen AXA CoRE Europe Fund, dirigé par AXA Reim SGP, s’est ainsi porté acquéreur, auprès d’Aberdeen UK Property Fund, de « l’Asticus Building », au centre de Londres, pour 105 millions d’euros (80 millions de livres).

« L’Asticus Building », situé à Victoria, au coeur de la capitale britannique, propose 5 642 m2 des bureaux « prime » loués à plusieurs locataires, répartis sur dix étages faisant chacun entre 465 et 930 m2. Le succès locatif du bâtiment n’est plus à prouver puisqu’il n’a jamais connu de vacance ces neuf dernières années.
Il s’agit de la première acquisition du fonds AXA CoRE Europe Fund sur le sol anglais.

A noter : l’assureur a aussi une actualité chargée en France, avec la récente acquisition de la tour Norma, à Puteaux et, surtout, de la tour First, à La Défense.

L'Asticus Building est une acquisition cruciale pour AXA IM-Real Assets, qui offre un investissement de haute qualité et en pleine propriété et crée des opportunités pour améliorer les revenus et l'actif en lui-même. [Le quartier de] Victoria héberge plusieurs enseignes leaders et la localisation précise de l'actif, combinée à la qualité de ses locataires, correspond à la politique du fonds de s'orienter vers des actifs importants, des bâtiments de haute qualité, loués à des locataires importants sur des périodes longues comme au moyen terme.

Rainer Suter, directeur du fonds d'investissements AXA CoRE Europe

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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