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Le choix Immoweek : Antoine Derville (Cushman & Wakefield) – « L’esprit Corporate »

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le 04 Avr 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Antoine Derville, président de Cushman & Wakefield, qui était nommé dans la catégorie « Manager ».

Antoine Derville est l’incarnation de l’esprit « corporate ».

Traduire cette expression par « esprit maison » serait réduire à un « esprit popote » le management d’un grand professionnel, éminemment respecté par ses confrères : il a été nommé aux « Pierres d’Or » dans la catégorie « Conseils » en 2003 et 2004, « Managers » en 2016, 2017, 2018 et… 2019. « Il va falloir que cela cesse », sourit-il, faussement ingénu.

Ce serait nier la dimension internationale que le président de Cushman & Wakefield France a désormais officiellement acquise depuis qu’il a rejoint – il y a quelques mois – le comité exécutif EMEA (Europe, Middle East and Africa) du groupe mondial dont il préside une filiale « pays ». Appelé à cette nouvelle responsabilité par son CEO et ami Colin Wilson, bien qu’il soit un des rares membres du « board » à n’être pas passé par le siège « worldwide » du groupe, Antoine Derville précise que « les clients, à Paris, sont le plus souvent des acteurs mondiaux, qui recherchent depuis Paris un maximum de services paneuropéens ».

« Français, très Français, dans un réseau mondial » écrivions-nous l’an dernier pour présenter ce grand expert du conseil, éternellement calme et souriant. Dans un groupe né à Londres, puis aux Etats-unis, de fusion en fusion, dès le 19ème siècle, pour apparaître pour ce qu’il est aujourd’hui : un des tous premiers mondiaux du conseil immobilier. Antoine Derville ayant lui-même à son actif l’absorption réussie de DTZ par Cushman & Wakefield, avec ce que la disparition, le deuil, d’une marque (en l’occurrence celle de DTZ dont il présida la filiale France de 2013 à 2016) peut entraîner parfois de comportement irrationnel.

« Nous avons consacré l’essentiel de nos deux dernières années à la consolidation des équipes et des métiers, et nous repartons avec un plan à trois ans, 2019-2021, consacré prioritairement au développement en régions, à la logistique, aux project et property managements, rien d’autre que ce qui fait l’histoire et la force de notre groupe, des valeurs qui animent son dedans et son de- hors, fidèles à une relation clients basée sur une envie (…) Notre ambition ne change pas, c’est devenu notre leitmotiv, être et demeurer le conseil préféré de nos clients ».

Brice Lefranc

La rédaction d'immoweek

Édito
par Catherine Bocquet

le 05/12/2019

Chaud, très chaud… ou pas

En cette journée qui s’annonce à la fois glaciale et très « chaude », on en a presque oublié qu’en ce moment, se tient à Madrid la Cop25.

Le grand rendez-vous mondial du climat peine, dans un contexte social agité, à exister. Pourtant, c’est dans les conséquences des modifications climatiques que se jouent aussi un fort enjeu social et plus largement sociétal : les plus pauvres sont en effet, les premières victimes de ces changements causes de migrations, de renchérissement des factures énergétiques et de santé. Si le transport est, certes, un paramètre important du contexte – car, selon un rapport récent de la Cour des Comptes européenne, pour rattraper le temps perdu et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique au 1,5°C promis dans l’accord de Paris (la Cop 21), il faudrait investir chaque année 1 100 milliards d’euros, dont la moitié dans les transports – le bâtiment est l’autre paramètre clé sur lequel il importe d’influer. Ainsi, les constructions contribuent à 30 % des émissions de gaz à effet de serre, principalement en raison de leurs systèmes de chauffage, d’éclairage et de refroidissement.

La prise de conscience en la matière n’est pas récente, et les travaux d’instances telles que le Plan Bâtiment Grenelle (devenu Plan Bâtiment durable) oeuvrent en ce sens. En France, et comme en témoignent les sujets de tables-rondes lors du prochain Simi, le sujet de la transition énergétique est plus que jamais prégnant. Si les professionnels et les élus semblent s’en être emparés, parfois à marche forcée, le retard pris pour agir est important.

Ailleurs, la prise de conscience a sans doute été plus rapide parce que plus urgente : en Afrique, priorité, pour un « urbanisme responsable », aux quartiers pauvres, où les écarts de température avec  les quartiers les plus riches peuvent atteindre 10 degrés. En Chine, où la pollution fait des ravages, les décideurs et investisseurs réfléchissent à la ville de demain et plantent des arbres avant de construire des gratte ciel. Les villes des prochaines décennies seront là bas très vertes et décarbonées au maximum (il était temps). Paris, où la température, en 2050, devrait être celle de la capitale de l’Australie semble penser « vert »et l’agriculture urbaine s’inscrit de plus en plus dans le paysage.

Mais pour contribuer à cette transition énergétique, le passage au vert ne suffira pas. Economiser, raisonner « frugalité » sont d’autres impératifs. Dans ce contexte, rénover et transformer sont quelques unes des autres solutions à la réduction des émissions à effet de serre. Penser l’immeuble comme « non jetable », anticiper – ou à tout le moins – construire le plus flexible possible, sont des stratégies gagnantes à court et long terme. La réversibilité comme un « gagnant gagnant gagnant » : pour le propriétaire, l’occupant et pour la planète. Nice shot !

Portrait

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