Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Territoires > Actualités > Le choix Immoweek : au Pays de Galles, un...

Le choix Immoweek : au Pays de Galles, un immobilier sans égal

ActualitésTerritoires

le 21 Oct 2019

Hélas, le parcours de l’équipe de France de rugby à la Coupe du Monde a été coupé net dimanche au stade d’Oita, au Japon, avec une victoire in extremis du Pays de Galles, 20-19, en quart de finale. Sans que l’on glose sur l’amertume qui entoure le match pour le XV de France, nous reprenons une dernière fois notre travail de supporter en vous présentant le portrait immobilier du Pays de Galles…

De prime abord, immobilier et Pays de Galles semblent opposés : figurant parmi les régions les plus rurales du Royaume-Uni, où on compte trois moutons par habitant (soit 10 millions de bêtes), la nation celtique se fait peu remarquer en dépit d’une identité culturelle très affirmée, au contraire de l’Ecosse ou de l’Irlande du Nord, en votant notamment massivement pour le Brexit en 2016.

Or, il s’avère que le Pays de Galles se porte très bien au niveau de l’immobilier ! Le prix des maisons à Cardiff a augmenté de 37 % de 2008 à 2018 et en octobre 2019, les prix ont augmenté de 2 % au cours de l’année, atteignant un niveau record de 239 788 livres pour une maison à Cardiff  (279 000 euros, après une hausse de 6,1 % en 2018), et à l’échelle de la région, le prix de la maison est de 191 006 livres (221 945 euros), un autre record. A titre de comparaison, l’augmentation des prix des maisons dans l’ensemble de la Grande-Bretagne atteint 2,8 %. Les ventes ont augmenté de 5,6 % dans l’ensemble du Pays de Galles en 2019, augmentant même de 13,5 % par rapport au troisième trimestre 2018. Le pays celtique mène ainsi l’ensemble des régions de Grande-Bretagne, à l’heure où les acquéreurs se sentent frileux devant le feuilleton encore opaque du Brexit. De surcroît, dans les régions côtières, souvent synonymes de résidence secondaires, la hausse dans le Pembrokeshire atteint 9,6 % et 7,1 % à Conwy.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en dépit de cette montée, le prix d’une maison au Pays de Galles est 40 % en dessous de la moyenne en Angleterre (305 000 livres, soit 354 403 euros). A l’heure où l’économie est toujours sur le fil en raison du Brexit et que les prix de l’immobilier à Londres continuent à battre des records, la campagne galloise demeure une bonne alternative pour les acquéreurs britanniques, à deux heures de train ou trois heures de voiture à peine de Londres.

De là à dire que Cardiff est le Bordeaux britannique, n’exagérons pas : dans le secteur tertiaire, l’immobilier a vu un nombre record d’acquisitions à Cardiff en 2016 et 2017, mais en 2018, avec une demande placée de 27 870 m2, le niveau de commercialisation à Cardiff demeure 20 % en-dessous du niveau national ; l’investissement a représenté 175 millions de livres (203,5 millions d’euros), 14 % en-dessous de la moyenne nationale. Et le marché de la capitale du Pays de Galles fait déjà face à des problèmes de pénurie, dans le résidentiel comme dans le bureau.

Bref, tout va presque pour le mieux pour le Pays de Galles, sur le gazon comme dans l’immobilier… Ils l’ont emporté au ballon ovale, mais chez « Immoweek », nous continuerons à soutenir les Bleus !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 21/11/2019

Le résidentiel à la hausse dans toute l’Europe

Depuis quelques années, première nouvelle : le résidentiel rapporte et devient même un investissement recherché et de choix, dans un contexte de baisse des taux d’intérêt et de rendement de plus en plus juteux. Mais si le rapport de forces a changé en France, qu’en est-il du reste de l’Europe ? Edmond de Rothschild apporte une réponse en analysant les marchés du logement non seulement en France, mais aussi en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni.

En France, dopée par la baisse du chômage et des conditions de crédit très assouplies, la hausse des prix du résidentiel devrait conserver un rythme proche de celui observé en 2017 et 2018, avec une progression de 3,1 % en glissement annuel moyen en 2019. Cependant, cette hausse devrait commencer à fléchir, atteignant 2,86 % en moyenne en 2020, principale conséquence du taux de vacance, qui a progressivement augmenté depuis 2014 et pesant de plus en plus sur les prix de l’immobilier.

En Allemagne, le taux de croissance moyen des prix du résidentiel serait de 7,6 % en 2019, avec une croissance de, respectivement, 8 et 8,8 % sur les deux derniers trimestres ; cette hausse s’élève à 66,3 % depuis le troisième trimestre 2009, grâce à l’augmentation des populations des grandes villes notamment. Même si la construction reste robuste et l’offre de logement en augmentation, celle-ci demeure insuffisante pour le nombre de nouveaux arrivants, contribuant à l’apparition de micro-appartements. Pour 2020, Edmond de Rothschild prédit une croissance moins soutenue, à 6,4 %, en raison de taux de vacance relativement bas…

En Suisse, la tendance est à la stabilité jusqu’au quatrième trimestre 2020, grâce à une inflation faible et un taux d’intérêt de la politique monétaire négatif. Les prix se contractent encore légèrement jusqu’à fin 2019, avec une moyenne de croissance, en glissement annuel sur cette année, de -0,35 %. Les prix devraient se redresser légèrement à partir du deuxième trimestre 2020, pour atteindre 0,4 % sur l’année, grâce aux effets conjugués des conditions de crédits, de la croissance économique et de l’inflation sous-jacente.

Au Royaume-Uni enfin, nonobstant la possibilité d’un Brexit sans accord, les prix du résidentiel augmenteraient en glissement annuel moyen de 0,5 % en 2019 et de 1,9 % en 2020. On est loin des records de 7,6 % en 2014 et 2015. Outre le Brexit qui se distingue par son manque de visibilité, les disparités entre Londres et le reste du pays se font sentir : si les prix ont baissé de 2,5 % depuis juin 2016 dans la Capitale, ils ont augmenté, en moyenne, de plus de 9 % dans les autres régions ; on peut voir cette différence sous un autre angle en remontant plus loin, puisque du deuxième trimestre 2009 au deuxième trimestre 2016, les prix à Londres ont augmenté de 84,2 %, contre seulement 13,6 % de hausse en régions. Et si l’Epée de Damoclès du « no deal » devait s’abattre ? La contraction maximale médiane des prix serait de 10 %, entre -12,3 % et -5,7 % selon l’intervalle de confiance utilisé par Edmond de Rothschild…

Portrait

Chargement