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Le choix Immoweek : avec Elithis, Dijon pense positif

ActualitésGreen & Innovations

le 12 Sep 2019

Dix ans déjà… Voilà dix ans que la tour Elithis, imaginée par le cabinet d’architectes de Jean-Marie Charpentier, a vu le jour à Dijon (21). En ce jour anniversaire, nous faisons donc d’Elithis notre « choix Immoweek ».

Retour sur l’histoire singulière de ce bâtiment. L’idée qui a prévalu à sa création était de bâtir une tour qui consomme moins d’énergie qu’elle n’en produit, une tour « positive ». Une idée audacieuse dans un temps où le sujet « climat » n’était pas aussi pregnant qu’aujourd’hui. Le projet du groupe Elithis (société de conseil et d’ingénierie du bâtiment) était, affirmait-il dans la littérature de l’époque, de répondre aux grands enjeux du 21ème siècle, en matière de lutte contre le réchauffement climatique,  d’accélération de la transition énergétique, au profit aussi d’une amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Autre idée novatrice (dont on a parlé il y a peu avec la limitation de l’artificialisation des sols), la lutte contre l’étalement urbain.

Le projet, unique au monde, a donc vu le jour à Dijon, boulevard de Champagne sous la forme d’un bâtiment de 33 mètres de haut (sur 10 étages) pour 500 m2 au sol. Conçu dans une logique bioclimatique, l’immeuble, qui développe 5 000 m2 de bureaux (et un restaurant), compte 560 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur les toitures ;  la façade est majoritairement en bois, avec une isolation réalisée par de la ouate de cellulose et de grandes surfaces vitrées limitant l’usage de l’éclairage artificiel. Un « bouclier solaire » sur les façades les plus exposées a été installé, tout en laissant entrer la lumière naturelle en hiver et à l’automne. Le chauffage est assuré par une chaudière à granulé de bois.

Selon les derniers relevés du propriétaire, la tour Elithis consommerait entre 10 et 15 fois moins d’énergie qu’un bâtiment RT2012.

Une grande soirée d’anniversaire est prévue ce 12 septembre, à l’invitation du président du groupe Elithis, Thierry Bièvre. Au programme : des discussions autour de ce programme, la présentation de l’ouvrage « Retour sur le futur’. Et comme en France tout finit en musique, la clôture de la cérémonie sera assurée par une cantatrice…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/02/2020

Bureaux : vers 2,75 % pour le « prime »…

« Un environnement de faibles taux d’intérêt et de financement facile », venant s’ajouter à « l’instabilité internationale qui pèse sur le commerce extérieur » (d’autant plus actuellement avec le coronavirus et ses conséquences en Bourse, ndlr…), « devrait inciter les investisseurs à pondérer davantage leurs prises de risque par des placements jugés sécurisés, mais offrant le plus de rentabilité possible.

Une telle situation est traditionnellement favorable aux placements immobiliers, dont la quote-part dans les portefeuilles des grands investisseurs devrait, ainsi, continuer de croître » affirme Savills à propos de l’’évolution du marché de l’investissement dans une récente étude ad-hoc. Surtout, « dans cet environnement, la France est susceptible de continuer à jouer de son attrait retrouvé, notamment grâce à sa stabilité économique et institutionnelle. Son marché immobilier devrait donc rester l’une des destinations privilégiées des investisseurs internationaux en Europe ». Savills fait valoir que « c’est particulièrement le cas pour les Allemands : désormais sous-exposés en France, ils continueront à chercher à y accroître leur présence. Les fonds « value ad » et opportunistes, souvent d’origine anglo-saxonne, sont attirés par le manque d’offre, la résilience du marché locatif et le potentiel de réversion de l’immobilier français : ils resteront donc à la recherche d’opportunités. Mais cet intérêt pour le marché hexagonal gagne également des acteurs plus inhabituels, comme l’a démontré la percée des fonds coréens en 2019. Tout conduit à penser que de nouveaux entrants, au-delà des institutionnels coréens désormais largement exposés, devraient continuer de chercher à se créer une place »… En intégrant « la forte reprise de la levée de fonds des SCPI et des OPCI français », Savills estime que « le marché français devrait se maintenir à des niveaux historiquement élevés en 2020, probablement proches de 38 milliards d’euros. Les premières semaines de 2020 étayent cette prévision, animées qu’elles sont par le bouclage de transactions majeures dont la conclusion est attendue avant la fin du premier semestre »…

Cependant, un tel environnement « ne sera pas sans conséquences sur les rendements, ni sur leur structure ». Et Savills de conclure : « l’écart entre les rendements immobilier et obligataire se maintenant à des niveaux très favorables au secteur immobilier, la reprise de la compression des taux « prime » observée au deuxième semestre 2019 devrait se poursuivre. Elle est même susceptible de gagner des marchés autres que le QCA et les secteurs les plus établis pour favoriser un écrasement supplémentaire de l’architecture géographique des taux. L’ampleur de cette compression dépendra largement de la tenue des taux obligataires, ainsi que de l’environnement bancaire et monétaire. Pour l’heure, il paraît raisonnable de n’anticiper qu’une baisse modérée (de l’ordre de 25 points de base), avec des taux « prime » s’approchant de 2,75 % pour les actifs bureaux, de 4 % pour l’industriel et de 4,75 % pour les centres commerciaux »…

Portrait

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