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Le choix Immoweek : Bertrand Jasson (Groupe Orange) – « Tourné vers le futur »

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le 20 Fév 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Bertrand Jasson, directeur immobilier du Groupe Orange, nommé dans la catégorie « Utilisateur ».

Sans surprise (mais avec regret), les sociétés qui délivrent de la communication (et en l’espèce de la télé-communication) sont souvent les plus taiseuses.

Orange, et cela ne date pas d’hier, n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi ce portrait de son directeur immobilier délégué, Bertrand Jasson, qui gère tout de même pas moins de 6 millions de mètres carrés rien qu’en France (data centers ou immeubles de bureaux plus classiques) sera plutôt celui, par procuration ou par défaut, d’une stratégie immobilière. Une stratégie qui trace une nouvelle étape de l’histoire d’Orange, illustrée par la prise à bail d’un immeuble iconique : « Bridge ».

En effet, en décembre 2020, le grand groupe français, géant présidé par Stéphane Richard, opère un grand virage managérial via (et avec) une décision immobilière : Orange regroupera, en un siège social unique (c’est une première), ses équipes. Parmi les concernées, celles travaillant jusqu’alors rue Olivier de Serres (15ème), celles de la rue Jobbé-Duval (15ème également) et celles dédiées à la formation sur le site d’Orange Campus, à Montrouge, plus le pôle financier situé place d’Alleray (15ème encore). Tous, soit près de 3 000 collaborateurs, se retrouveront ainsi à Issy-les-Moulineaux, sur le site historique du Cnet revisité grâce au talent de l’architecte Jean-Paul Viguier qui signe « Bridge ».

Dans ce nouveau quartier général (qui fait l’objet d’un sujet dans notre magazine daté novembre/décembre 2018), tout est pensé, voulu « nouvelle organisation du travail », « facilitation de la collaboration et des rencontres »… et digital. Leitmotiv « new tech » oblige, « Bridge » sera le premier bâtiment FTTO (qui signifie « fiber to the office »), prêt pour le déploiement de la 5G, un immeuble dans lequel il sera possible de travailler partout « sans fil ». Un projet « iconique » comme on dit aujourd’hui, rendu possible grâce à la réflexion et l’initiative d’Altarea Cogedim et Crédit Agricole Assurances qui ont lancé, « en blanc », cet ambitieux projet de tour horizontale. Un bâtiment prédestiné (il n’y a pas de hasard) à un grand groupe en quête de changement et de renouveau !

Catherine Bocquet

La rédaction d'immoweek

Édito
par Arthur de Boutiny

le 06/12/2019

EuropaCity : et après ?

Les tribulations d’EuropaCity étaient devenues pratiquement une arlésienne pour l’immobilier et les pouvoirs publics français, un feuilleton qui se rapprochait de Notre-Dame des Landes, mais dont le retentissement était néanmoins moindre et dont l’issue semblait incertaine, partagée entre la perspective de création d’emplois dans le Val d’Oise rural et l’impact écologique d’un chantier de cette ampleur. Jusqu’à ce que le 7 novembre 2019, le chantier soit purement et simplement abandonné. Maintenant que le mégacomplexe de loisirs et de commerces n’ouvrira jamais, quel destin pour le Triangle de Gonesse ?

La Région Ile-de-France a décoché la première, en proposant un « plan d’urgence » à 1 milliard d’euros pour aider le Val d’Oise, région avec un taux de 40 % de chômage dans certains quartiers, dont les élus attendaient une aide bienvenue de plus de 3 milliards d’euros, la création de 10 000 emplois et la transformation du Triangle de Gonesse, zone enclavée entre Roissy et Le Bourget, en poumon économique du département. Sous réserve du feu vert du gouvernement, Valérie Pécresse a dévoilé une série de propositions destinées à remplacer EuropaCity : nouveaux transports en commun et travaux routiers, déploiement de l’énergie solaire, lancement d’une filière horticole, ouverture d’un lycée international et d’un internat d’excellence, création d’un grand lieu culturel, financement de maisons médicales ou de petites gares… Le préfet du département, Francis Rol-Tanguy, a été chargé d’une mission pour définir le futur projet économique.

Au-delà de cet investissement bienvenu, que faire ? Ceux-ci pourront-ils garantir la création de 10 000 emplois ? Oui, affirme la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, par la voix de son président Patrick Renaud cité par « Le Monde » :  « notre agglomération n’a jamais négligé les enjeux de développement durable au profit du développement économique, Roissy Pays de France soutient pleinement les démarches de la région auprès de Grand Paris Aménagement, pour la réalisation de nouvelles études de sols sur tout le secteur du Triangle de Gonesse. » L’arrivée du Grand Paris Express en 2027, par la ligne 17, doit déjà être effectif et permettre d’intégrer le secteur à la Métropole. Valérie Pécresse, citée également par « Le Monde », appelle à rassurer les investisseurs après cet abandon brutal au lendemain de dix ans de développement : « Tesla a hésité entre l’Ile-de-France et Berlin pour implanter son usine géante ; quand ils ont vu EuropaCity, ils sont partis en Allemagne. (…) Tant qu’on n’y voit pas plus clair sur les intentions de l’Etat, on ne peut pas construire de projet alternatif ». La Région a mis en oeuvre un « plan friches » pour identifier les sites désaffectés où des projets de développement pourraient être implantés sans urbanisation de terrains agricoles ; reverrait-on Europacity revenir sous une autre forme ?

Aujourd’hui, l’Etat se penche sur la création d’industries du futur, d’agroalimentaire, de bureaux, de services… Des positions qui ne rassurent guère les élus locaux, qui craignent de tout perdre et de voir leurs administrés être les grands sacrifiés du Grand Paris. Sans projet d’envergure, pourquoi faire venir le métro jusqu’au Val d’Oise, dans un endroit qui ne serait pas urbanisé mais demeurerait agricole ?

La question de l’après-Europacity pose la question du Grand Paris Express et surtout de la direction du Grand Paris. Autant dire que le feuilleton n’est pas fini…

Portrait

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