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Le choix Immoweek : Emerige et Ogic, lauréats de la consultation « Ordener-Poissonniers »

ActualitésTerritoires

le 18 Juin 2019

© Jean-Claude N'Diaye

Espaces Ferroviaires, aménageur du futur quartier Ordener-Poissonniers, a désigné le groupement d’opérateurs Emerige/Ogic lauréat, avec l’architecte Christian Biecher et les paysagistes SLA, « pour être son partenaire du développement pour la réalisation des nouveaux programmes immobiliers et de la reconversion des halles existantes ». L’opération s’inscrit dans le schéma de transformation urbaine du secteur « Paris Nord Est Elargi ». Un événement qui fait ainsi l’objet de notre « choix Immoweek » du jour.

Situé dans le 18ème arrondissement, derrière le mur de la rue Ordener, l’ancien dépôt ferroviaire de la Chapelle s’étend sur environ 5 hectares. Espaces Ferroviaires pose les jalons : ce « nouveau quartier mixte fera la part belle aux espaces verts et à la conservation d’un patrimoine industriel remarquable. A deux pas de la pépinière d’entreprises installée rue René Clair, c’est un véritable écosystème autour de l’innovation qu’il s’agira aussi de fabriquer ».

© Jean-Claude N’Diaye – Cliquez pour agrandir

L’aménageur, en lien avec la Ville de Paris, a fixé les objectifs de ce futur quartier : « un quartier visant la neutralité carbone, des constructions en bois, une boucle de chaleur de quartier, des îlots de fraîcheur ; un programme innovant mixant toutes les fonctions urbaines, bureaux, logements (environ 1 000 nouveaux habitants), commerces et services, une école, une crèche, une école publique d’éducation culturelle et artistique, un jardin public d’un hectare et de l’agriculture urbaine ; un quartier ouvert et connecté, aux mobilités douces et biodiversité positive ; 7 000 m2 de bâtiments patrimoniaux préservés et revalorisés par des programmations ouvertes au public et aux PME ; la construction de logements pour tous, d’équipements publics et de services d’intérêt collectif, confortera la volonté de mixité sociale et de diversité des fonctions pour revitaliser cette partie du 18ème. Des activités et des commerces innovants viendront animer les rez-de-chaussée et proposer des services et lieux de vie aux habitants. La programmation tertiaire participera à une diversification plus profonde du quartier ». Des objectifs assez précis, somme toute !

Et, bien sûr, le groupement retenu a su retranscrire ces demandes, avec la programmation suivante :

  • 36 500 m2 de logements, dont 50 % de logement social ;
  • 13 800 m2 de bureaux ;
  • une école de design avec l’école Camondo ;
  • un programme culturel opéré par la Bellevilloise ;
  • un programme de foodcourt opéré par les Camionneuses ;
  • un cinéma MK2 de 9 salles et
  • un incubateur Ici Paris.

« Les bureaux et la halle vue de la rampe » ©Luxigon – Cliquez pour agrandir

Dans le détail, les lauréats expliquent vouloir créer « une offre d’animation commerciale le long de la rue Ordener, complétée par un programme tertiaire ; un parc de plus d’1,1 hectare en continuité du jardin de la résidence avoisinante et largement ouvert sur le paysage ferroviaire et sur la rue Ordener, grâce à un espace public généreux en gradin, accessible aux personnes à mobilité réduite, situé entre les Halles conservées et un ensemble urbain associant des logements et des équipements publics ou d’intérêt collectif à destination du quartier, notamment une école spécialisée d’éducation culturelle et artistique ».
Face au parc côté Nord, il est proposé l’implantation d’un cinéma, ainsi qu’une auberge de jeunesse. Face au parc côté Sud, dans les Halles conservées, c’est un programme de « foodcourt » d’environ 3 000 m2, avec marché alimentaire, des salles de spectacle ou encore un incubateur. « Les Halles, largement conservées, ont la particularité de recevoir une grande variété de programmes destinés aux futurs habitants du nouveau quartier, tout en permettant de répondre également à l’attente des riverains du site et, plus largement, des habitants du 18ème arrondissement. Plusieurs partenaires solides et exploitants innovants ont déjà confirmé leur intérêt et leur engagement. Outre la richesse de la programmation des Halles, le programme propose une dynamisation du caractère commercial de la rue Ordener avec un linéaire commercial confortant l’animation de la rue ».
Parallèlement, les lauréats visent le label E3C2, « avec un certain nombre de particularités, notamment l’utilisation d’un système de tuiles solaires en toiture. Le chauffage domestique sera assuré par un data center. L’ambition de réduction d’empreinte environnementale du projet est très forte avec un mix d’EnR&R au-delà de 94 % »…

« Halle de levage » © Luxigon – Cliquez pour agrandir

"Associer qualité de vie et préservation de la planète"

« Cette désignation marque une nouvelle étape dans le développement de ce futur quartier urbain exemplaire. A Paris, Espaces Ferroviaires, aménageur du site, prépare la transformation de 25 hectares de foncier ferroviaire. Nous le faisons dans une démarche partenariale étroite et collaborative avec la Ville de Paris, les élus et les riverains pour ancrer les fonciers dans la dynamique du territoire tout en associant qualité de vie et préservation de la planète » commente Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier.

Vous avez dit urbanisme transitoire ?

Il s’agit, bien sûr, d’un « modus operandi » immobilier à la mode, mais qui recèle de nombreuses vertus. La rédaction d’Immoweek s’y est intéressé de près et y consacre un dossier spécial dans notre prochain magazine, à paraître le 26 juin prochain. Benoît Quignon en dit notamment plus sur les velléité de SNCF Immobilier en la matière…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/07/2019

Logistique : un marché plus équilibré…

« Particulièrement animé au 1er semestre 2019, le secteur de l’immobilier logistique français se caractérise par une demande placée culminant à un niveau record de 1 743 000 m2 » constate Arthur Loyd Logistique.

De son côté, JLL estime que le 1er semestre « se conclut avec 1 346 000 m2 d’entrepôts de plus de 10 000 m2 commercialisés sur le territoire français. Si le niveau est légèrement supérieur à celui de l’an passé (+3 %), il demeure, cependant, en deçà de ceux des années 2016 et 2017 qui avaient totalisé, respectivement, 1 660 000 et 1 540 000 m2 ». Et de poursuivre : « alors que le 1er trimestre 2019 aura été le meilleur début d’année de ces derniers exercices avec 846 000 m2 de demande placée, l’activité s’est montrée un peu plus timorée au cours de ces 3 derniers mois avec seulement 500 000 m2 d’entrepôts commercialisés via une vingtaine de transactions ». En revanche, les deux sociétés de conseils souligne une même évolution : «  »fait inhabituel, le marché a été stimulé par une augmentation inégalée des transactions effectuées en dehors de la dorsale, avec 767 000 m2 commercialisés » observe Arthur Loyd Logistique, tandis que JLL souligne que « les marchés dits « secondaires » se montrent tout aussi attractifs que les marchés principaux qui composent la dorsale. Ce trimestre, 1 transaction sur 3 a été réalisée en dehors de l’axe de la dorsale (…) Ainsi, considérant les volumes commercialisés, le rapport entre marchés secondaires et principaux est plus équilibré. Il penche, néanmoins, légèrement en faveur des marchés de la dorsale qui captent 51 % des volumes ». Jean-Marie Guillet, directeur logistique de JLL France, précise : « au regard de son démarrage dynamique et compte tenu de l’encours de transactions, 2019 devrait s’inscrire dans la continuité des performances observée ces derniers années »…

Côté investissement, « avec 960 millions d’euros investis au cours du 1er semestre, le marché de l’investissement en immobilier logistique a démarré timidement l’année 2019, en baisse de 20 % d’une année sur l’autre » met en avant Arthur Loyd Logistique, estimant que « ce ralentissement en trompe l’oeil traduit, tout d’abord, un manque d’offre ». Nicolas Chomette, directeur investissement, ajoutant que « surtout, ces volumes ne reflètent pas l’engouement que suscitent aujourd’hui les actifs logistiques auprès des investisseurs lors des phases d’appels d’offres ». Le conseil affirme que « la physionomie du marché devrait être tout autre dans les mois à venir », sachant que « plusieurs portefeuilles d’un montant supérieur à 250 millions d’euros sont, d’ores et déjà, en cours de commercialisation, sur des profils « core » et « core + », tandis qu’Argan vient d’officialiser l’acquisition du portefeuille Cargo, occupé par Carrefour, pour un montant proche de 900 millions d’euros ». Et la société de conclure : « le marché de l’investissement en immobilier logistique devrait franchir le cap historique des 3 milliards d’euros en 2019″…

Portrait

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