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Le choix Immoweek : en Norvège, l’immobilier vient du froid

ActualitésTerritoires

le 12 Juin 2019

Coupe du Monde féminine de football oblige, nous continuons notre tour du monde à l’occasion de notre « + de la semaine », pour dresser le portrait de l’immobilier dans le pays qui affronte les Bleues aujourd’hui… Les Bleues, en route pour un nouveau match de poule, contre la Norvège, l’une des rares équipes à avoir gagné la Coupe du Monde féminine. Un adversaire coriace, à l’image de son marché immobilier…

C’est connu : la Norvège est un pays très cher. Et l’immobilier suit, bien évidemment : comptez 8 060 euros le mètre carré en centre-ville d’Oslo. Cependant, Londres et Paris n’ont pas à rougir face à la capitale norvégienne et Oslo souffre de rendements bas pour son immobilier (4,6 % maximum à Oslo, 17ème ville la plus chère du monde). Après huit années de hausse ininterrompue, le marché résidentiel norvégien se stabilise, dans un contexte de demande stable, de construction faible, de conditions de prêt stricte et d’augmentation des taux d’intérêt, avec une augmentation de 2,27 % du prix des maisons sur un an en 2018 (contre 0,73 % en 2017 ; 10,09 % en 2016 et 4,54 % en 2015) ; en l’ajustant à l’inflation, les prix des maisons n’ont augmenté que de 0,16 % l’année passé.

Du côté du tertiaire, les bureaux « prime » ont vu leurs loyers augmenter de près de 10 %, en moyenne, à Oslo et le taux de vacance s’élève, selon Akershus Eiendom, à 3,3 %. 180 000 m2 de bureaux devraient être livrés pour 2020 dans la capitale et les marchés de Bergen, Trondheim et Stavanger affichent de « bons rendements » avec des loyers stables et une vacance qui augmente, tandis que 9,2 milliards d’euros ont été investis dans le marché norvégien en 2018. Akershus, s’il considère les marchés hôteliers et logistiques stables et solides, estime que le commerce est « incertain, avec plusieurs boutiques voyant leurs revenus diminuer »…

La plus haute tour en bois du monde

Pays respectueux de la nature, la Norvège peut également se targuer depuis ce printemps d’abriter, à Brummunddal, au nord d’Oslo, la plus haute tour en bois du monde. La tour de Mjøs culmine à 85 mètres, battant l’ancienne détentrice du record, à savoir une tour de 49 mètres située… à Bergen, en Norvège. Proposant 28 appartements, 5 étages de bureaux, 72 chambres d’hôtel, financé pour ses 50 millions d’euros de coût par l’homme d’affaires Arthur Buchardt, la tour de dix-huit étages présente une façade en panneaux de pins et a un squelette de poteaux et de poutres en lamellé-collé d’épicéa, représentent 2 600 m3 de structure en bois.

Le vaisseau amiral de l’économie norvégienne, c’est, bien sûr, le fonds souverain norvégien, le plus gros au monde, dopé par la manne pétrolière du royaume et valorisé à plus de 800 milliards d’euros : celui-ci, après une calamiteuse année 2018 qui l’avait vu enregistrer la deuxième pire performance de son histoire (50 milliards d’euros de pertes, un rendement négatif de 6,1 %), a enregistré un bond de 9,1 % au premier trimestre 2019, grâce au rebond des marchés boursiers. Il a, néanmoins, enregistré en 2018 une hausse de 7,5 % pour ses investissements immobiliers, qui ne représentent que 3 % du portefeuille. On rappellera notamment l’achat l’année dernière, auprès de Groupama, du « 79 Champs-Elysées », le futur « flagship » de Nike, pour 613 millions d’euros.

Vous pourrez retrouver, le 14 juin, un portrait de l’immobilier nigérian… Et en attendant : ALLEZ LES BLEUES !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 24/06/2019

Fiers !

Le magazine « Immoweek » à paraître est, à nouveau, un numéro exceptionnel à plus d’un titre. C’est, évidemment, une femme qui « occupe » la « Une » de ce magazine, qui sera remis aux participants du 1er Forum Immo Parité, le mercredi 26 juin prochain (et adressé, dans la foulée, à nos abonnés) : en l’occurrence Inès Reinmann-Toper, directrice associée d’Edmond de Rothschild Corporate Finance. Bien entendu, un dossier est aussi consacré aux lauréats de ce 1er Forum.

L’investissement en immobilier d’entreprise est, comme d’habitude dans ce magazine daté mai-juin, à l’honneur. Les principaux conseils de la place ont, une fois encore, accepté de répondre à nos questions sur l’état et les perspectives de la demande, de l’offre et des taux de rendement. Des analyses toujours pointues, émaillées de quelques-unes des principales transactions qui ont marqué le marché depuis juin 2018. Des interviews des investisseurs de renom, Karim Habra (Ivanhoé Cambridge) et Paul et Raphaël Raingold (GCI), illustrent les tendances de ce marché. A leurs côtés, Vincent Delattre (JLL) parle des investisseurs privés ; François Le Levier (CBRE) décrypte le marché de la logistique dont il est l’un des meilleurs spécialistes, tout comme Antoine Grignon (Knight Frank), grand connaisseur, pour sa part, de l’immobilier de commerce, qui s’attache au créneau particulier des centres commerciaux, sans compter, s’agissant de commerce, le key-plan de la rue des Archives signé Thierry Bonniol (BNP Paribas Real Estate Transaction France). L’habitation n’est pas en reste avec quelques-uns des meilleurs spécialistes de ce marché qui répondent, également, à nos questions ou encore Raymond Genre-Grandpierre (Savills) qui dresse le portrait d’un marché naissant, celui du coliving.

L’urbanisme transitoire, qui s’installe de plus en plus à Paris comme ailleurs, fait aussi l’objet d’un riche dossier avec, parmi les intervenants, Benoît Quignon (SNCF Immobilier), Eric Lejoindre (maire du 18ème), Jean-Baptiste Roussat (Plateau Urbain)…

Enfin, côté innovation, la 1ère édition du Grand Prix Essec de la Ville Solidaire et de l’Immobilier Responsable®, créé à l’initiative d’Ingrid Nappi-Choulet, titulaire de la Chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec, et la seconde édition du Mipim PropTech Europe, sont également à l’ordre du jour.

Au final, un magazine qui permet de vérifier que l’innovation irrigue, désormais, tous les créneaux de l’immobilier et que, de ce point, de vue, l’Hexagone n’a rien à envier à ses voisins ! Une situation dont tous les professionnels français peuvent se réjouir et être fiers !

Portrait

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