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Le choix Immoweek : Grand Central (Bouygues Bâtiment/Union Investment Real Estate/Carlyle Group) – « Impression urbaine nouvelle »

ActualitésBureaux

le 27 Mar 2019

Prise à bail d'Apicil et de Spendesk dans "Grand Central" (Union Investment-Transaction CBRE), à proximité de la gare Saint-Lazare (9ème)

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons « Grand Central », Bouygues Bâtiment/Union Investment Real Estate/Carlyle Group, qui était nommé dans la catégorie « Programme ».

A l’issue d’un appel public à projets remporté en 2013, The Carlyle Group a acquis, en janvier 2017, auprès de la SNCF, un ensemble de 23 600 m2 composé de deux immeubles situés 17, rue d’Amsterdam et 43-51, rue de Londres, au sein de l’îlot Saint-Lazare.

Moins d’un mois plus tard, Union Investment saisissait l’opportunité de racheter ce projet dans le cadre d’une vente en état futur d’achèvement. Selon Tania Bontemps, présidente d’Union Investment Real Estate France, « un emplacement dans le quartier central des affaires ; un projet très emblématique par sa signature architecturale et par sa situation ; la possibilité d’entrer en amont du projet et d’y participer dès la phase de développement » constituent trois bonnes raisons qui ont conduit l’investisseur à revenir sur un marché dont il s’était tenu à l’écart depuis 2012.

Associé dès l’origine au projet par The Carlyle Group, Jacques Ferrier a conçu, pour ce centre d’affaires nouvelle génération, une architecture ouverte. La cour intérieure sera accessible au public qui pourra contempler la surprenante façade pourvue d’un voile de verre légèrement coloré jouant avec le ciel. Si la proximité de la gare Saint-Lazare, surnommée « la gare des cadres », est un argument de poids pour souligner la centralité du projet, ce dernier s’inscrit, toutefois, dans un environnement ferroviaire sensible. The Carlyle Group s’est assuré de la présence à ses côtés de Bouygues Bâtiment Ile-de- France pour réaliser les travaux.

Le projet comprend trois halls d’accueil, deux restaurants d’entreprises et un espace de restauration haut de gamme, une conciergerie et un auditorium de 134 places. La toiture végétalisée, confiée à Mugo, sera dédiée à l’agriculture urbaine.

Hyper urbain, cet ensemble offrira des services et des espaces évolutifs répondant aux nouveaux modes de travail collaboratifs, ainsi que 2 000 m2 d’espaces verts et de jardins. Et quelque 80 % de cet ensemble a été pris en location par une société cotée, dans le cadre d’un bail ferme de douze ans, un an avant la livraison…

Anne Peyret

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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